Le Dr Grégoire mettra fin à sa pratique en établissement de santé

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 10 février 2016
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Médecins conseils en ligne

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Baie-Comeau – Le Conseil de discipline du Collège des médecins du Québec a tenu trois journées d’audiences sur sanction dans le dossier du Dr Serge Grégoire, la semaine dernière, à Baie-Comeau. Il a entendu près d’une dizaine de témoignages afin de pouvoir rendre la meilleure décision possible dans les circonstances, et ce, dans un délai de 90 jours.

Faut-il rappeler que le Conseil de discipline a déclaré le Dr Grégoire coupable, en octobre 2015, du non-respect de sa limitation permanente de pratique et de l’inscription de faux renseignements dans des dossiers médicaux. Les événements se sont produits au Pavillon de Forestville du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord en février et en mars 2014.

Le médecin doit respecter une limitation de pratique à vie depuis 2005, découlant de gestes d’inconduites sexuelles pour lesquels il a été reconnu coupable au début des années 2000. Elles l’obligent à être constamment assisté d’une infirmière pour les examens des seins et les examens gynécologiques et dans le cas de patientes le consultant pour des problèmes psychologiques.

Pratique en établissement

Pendant les audiences, le Dr Grégoire s’est, de son propre chef, engagé auprès du syndic adjoint du Collège des médecins, le Dr Mario Deschênes, à cesser toute pratique clinique en établissement de santé à compter du 1er juin 2016. « C’est son choix personnel. C’est sa propre décision », confirme Leslie Labranche, la porte-parole du Collège.

Le Dr Grégoire souhaite cependant poursuivre les consultations en cabinet privé, lui qui suit de nombreux patients à la Polyclinique Boréale de Baie-Comeau. Il s’engage à respecter sa limitation permanente d’exercice en clinique qui l’oblige à être assisté d’une infirmière lors de toute consultation ou de tout acte médical posé sur un patient de sexe féminin peu importe l’âge.

Le médecin va même plus loin en s’engageant, cette fois-ci, à informer ladite infirmière de sa limitation d’exercice et à lui faire signer une déclaration attestant qu’elle en a été informée.

Le syndic adjoint

Premier témoin à être entendu par le Conseil de discipline la semainedernière, le Dr Deschênes avait mentionné que les limitations actuelles ne permettaient pas de répondre adéquatement à la protection du public. Il avait suggéré de les élargir à toute personne âgée de moins de 14 ans afin d’éviter, à titre d’exemple, qu’une maman qui se présente avec son poupon malade en profite pour consulter le médecin pour elle-même.

Le syndic adjoint du Collège des médecins avait aussi insisté sur l’importance que la prochaine sanction contienne des limitations qui soient claires et qui ne puissent porter à interprétation puisque, selon lui, le Dr Grégoire interprète régulièrement les limites qui lui sont imposées.

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