Myriam Tremblay des Escoumins : une maman pharmacienne dynamique

Par Journal Haute Côte Nord 12:00 AM - 11 mars 2016
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Vous connaissez sûrement Myriam Tremblay par le biais de la pharmacie Brunet aux Escoumins, ainsi qu’à Sacré-Cœur. Son nom est aussi associé au programme de soccer de la Municipalité. Cependant, vous connaissez sûrement peu son parcours. Rencontre avec une maman et professionnelle très inspirante.

Karianne Nepton-Philippe
karianne.n.philippe@journalhcn.com

Myriam, pour amorcer ton parcours, il faut mentionner que tu es partie de la région pour tes études?

C’est sûr qu’en habitant aux Escoumins, il faut aller faire ses études ailleurs. Alors, évidemment, j’ai fait mon cégep à Chicoutimi. Ensuite, j’ai fait mon université à Québec. Après mes études, je suis restée là-bas, j’ai eu des belles opportunités de travail. Donc, j’ai travaillé à Québec et j’ai aussi eu la chance d’avoir ma propre pharmacie à Charny, sur la rive-sud. Dans le fond, je travaillais pour deux dames qui étaient déjà propriétaires de deux ou trois pharmacies à l’époque et elles avaient dans l’idée d’en ouvrir une quatrième à Charny. Étant donné que je travaillais pour elles, elles m’ont offert la possibilité de me joindre à elles pour m’associer dans cette belle aventure. Je suis pharmacienne depuis 1999 et j’ai été propriétaire en 2001, donc ça a été très rapide! On a fait un retour en région en 2007.

Pourquoi es-tu revenu dans la région à l’époque?

Dans le fond, ça a été un peu un coup de tête, si on veut! Mon conjoint et moi, on avait deux enfants et ils étaient quand même en bas âge. On trouvait qu’on travaillait beaucoup, on était vraiment rentrés dans le roulement de la ville, on travaillait souvent à des heures impossibles, on trouvait qu’on ne se voyait pas beaucoup et on n’avait pas la vie familiale qu’on aurait voulu… Donc, on a essayé de se trouver un défi, on voulait faire du changement dans notre vie. On avait beaucoup d’options en tête, on voulait aller soit aux États-Unis ou dans l’ouest Canadien et finalement on s’est ramassés aux Escoumins! Mais ça a été une belle décision qu’on a prise ensemble, parce que quand on a pensé à l’option de venir aux Escoumins, ma sœur a fait quelques approches auprès des pharmaciens-propriétaires de l’époque pour voir s’il y avait une possibilité d’emploi, parce que c’est sûr qu’on voulait t ravailler aussi. La pharmacie était à vendre comme par hasard, alors c’était vraiment une question de ‘’timing’’ et étant donné qu’elle était à vendre, on a décidé de se lancer et de prendre les rênes des pharmacies des Escoumins et de Sacré-Cœur.

Je dis toujours que j’ai gagné du temps en revenant ici. Moi, c’était ma priorité de gagner du temps et du temps de qualité aussi. Les heures d’ouverture sont différentes, mais les distances aussi c’est différent. C’est pour ça que j’ai vraiment l’impression que j’ai gagné du temps en m’en venant ici. Mais je travaille autant; je ne travaille pas moins que quand je travaillais en ville. Je travaille autant et je travaille de la même façon, mais différemment.

Comment devient-on propriétaire d’une pharmacie?

Je dirais que c’est une question souvent d’opportunités, comme ça a été mon cas. Dans le fond, on n’apprend pas ça à l’école, ils ne montrent pas comment être propriétaire, alors on apprend vraiment sur le terrain. Être à la bonne place, au bon moment, et c’est sûr qu’il y a des démarches qui peuvent être faites auprès des différentes bannières. Mais, c’est sûr que dans mon cas, c’est vraiment plus une opportunité que j’ai saisie lorsqu’elle s’est présentée. C’est sûr qu’il faut être bien entouré parce que veut, veut pas, on n’a pas nécessairement les connaissances pour ça. Moi, je suis pharmacienne au départ, je ne suis pas propriétaire, donc il faut être bien entourée pour réussir à faire des bonnes affaires!

Tu as aussi décidé de t’impliquer dans plusieurs domaines, comme le soccer?

Exactement, et c’est ça qui est agréable en région, et c’est ça qu’on est venu chercher un petit peu ma famille et moi. C’est facile quand on veut s’impliquer de trouver des causes et trouver de l’aide pour venir à bout de nos projets. Alors, je me suis impliquée au début dans plusieurs sphères, comme Un Choix pour l’Avenir. Il y a plein de petites choses qu’on peut venir chercher en région, qui sont plus accessibles et il y a de l’ouverture aussi. C’est sûr que mon implication présentement c’est le sport pour les jeunes. J’ai deux garçons, donc on s’implique beaucoup mon conjoint et moi au niveau du soccer et au niveau du hockey. On se tient occupés! Il y a aussi de bons organismes ici comme l’Association du hockey mineur, la municipalité nous aide beaucoup, Essipit aussi, donc on a quand même une bonne base pour réussir à pouvoir s’impliquer. Ça fonctionne super bien le soccer, c’est une belle réussite et je suis vraiment fière et contente de ce qui se passe avec le soccer!

As-tu déjà regretté ta décision de revenir aux Escoumins?

Non, je n’ai jamais regretté. C’est sûr que j’ai eu des belles choses ici, il m’est arrivé plein de belles choses, donc je ne peux pas regretter mon retour en région. C’est sûr que, des fois, la ville me manque, on est habitué aux services et toute la proximité de la ville aussi. Mais, ça passe! J’ai beaucoup plus de positif à rester ici qu’à repartir en ville, c’est certain!

Croyais-tu que, professionnellement parlant, ta vie prendrait ce chemin?

J’ai toujours voulu être pharmacienne, et je ne sais pas du tout où est-ce que je suis allée chercher cette idée-là, parce que je n’ai personne autour de moi en pharmacie ou dans le domaine de la santé. J’ai toujours eu de l’intérêt pour ça. Donc, c’est quelque chose que j’ai toujours voulu faire et je suis chanceuse parce qu’à quelque part, je suis allée en ligne droite et j’ai réussi à faire ce que je voulais faire dans la vie. Donc, je me trouve privilégiée!

 

 

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