La CSE satisfaite de l’écoute et des échanges à l’Assemblée nationale

Par Jacqueline Richer 12:00 AM - 20 avril 2016
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Ginette Côté

Baie-Comeau – Le 5 avril dernier la Commission scolaire de l’Estuaire était invitée à l’Assemblée nationale pour faire valoir son point de vue sur le projet de loi 86, modifiant l’organisation et la gouvernance des Commissions scolaires.

Bien que ce soit la Commission scolaire de l’Estuaire qui ait été initialement invitée, c’est une délégation régionale composée de la présidente de la CSE et de l’Association des Commissions Scolaires de la Côte-Nord, Ginette Côté, du directeur général de la CSE, Alain Ouellet, du préfet de la Minganie, Luc Noël, et de la vice-présidente du comité de parents de la CSE, Kathya Maloney, qui s’est finalement présentée à l’Assemblée nationale pour parler d’une seule voix au nom des Nord-Côtiers. Notons également la présence en salle de Rodrigue Vigneault et de Jean Parisé.

La CSE se dit heureuse de l’écoute dont ont pu bénéficier ses représentants, mais aussi des échanges qu’ont suscités les principaux éléments du mémoire résumé par la présidente Ginette Côté de l’ACSCN. Prenant soin d’entrée de jeu de bien expliquer la réalité territoriale que représente la Côte-Nord de manière à faciliter les enjeux qui en découlent, Madame Côté a notamment insisté sur l’importance de placer l’élève, ses besoins et sa réussite au cœur des préoccupations.

« Ce n’est pas dans de vaines luttes de pouvoirs que les intervenants des différents paliers du réseau de l’éducation trouveront les solutions pour une éducation de qualité, c’est dans la mise en pratique de la collaboration orientée vers le service à l’élève et son environnement éducatif. Bien plus important que les changements de structures, ce sont les interventions pédagogiques et l’adaptation aux besoins des élèves qui doivent nous préoccuper parce c’est là que se trouve  la clé de leur réussite », a entre autres souligné Ginette Côté.

Le directeur général de la CSE, Alain Ouellet, a pour sa part insisté à plusieurs reprises sur l’importance pour les décideurs du réseau de l’éducation de faire preuve de souplesse dans les différentes mesures, afin de permettre aux régions de répondre adéquatement aux besoins de leurs clientèles dans tous les milieux.

Une implication de longue haleine

Impliquée en éducation depuis trois décennies, Ginette Côté a par ailleurs souligné la satisfaction des directions d’établissements de la région par rapport au modèle de gestion participative et collaborative développé dans les commissions scolaires de la Côte-Nord, en plus d’insister sur l’appui témoigné par les comités de parents, les MRC et plusieurs municipalités de la région en regard de la démocratie scolaire.

« En retirant des élus du système, c’est le droit de regard démocratique des citoyens qui est amputé. Il est impensable qu’un gouvernement, lui-même élu démocratiquement, puisse en venir à proposer l’abolition d’un niveau de démocratie de proximité aussi important pour des raisons, soi-disant, d’efficacité », a indiqué Mme Côté en recommandant des élections au suffrage universel, qui pourraient coïncider avec les élections municipales.

Convaincue que l’expertise des intervenants qui œuvrent quotidiennement à l’éducation et la formation de notre relève est essentielle à l’élaboration d’un projet de loi qui saura répondre aux besoins de tous les milieux, la Commission scolaire de l’Estuaire se dit prête à collaborer à la poursuite des démarches et salue les récentes déclarations du ministre Sébastien Proulx qui n’écarte pas l’éventualité de repousser l’adoption du projet de loi si nécessaire.

 

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