« Solidaires pour la vie » fait une halte à la poly des Berges

Par Karianne Nepton-Philippe 12:00 AM - 30 mai 2016
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Les Bergeronnes – Des intervenants de Solidaires pour la vie ont rencontré les jeunes de la polyvalente des Berges, les 12 et 13 mai derniers. De plus, les deux animateurs ont aussi offert un atelier destiné aux intervenants auprès des jeunes afin qu’ils soient davantage outillés face à la dépression.

Solidaires pour la vie est un programme de la Fondation des maladies mentales qui a pour but de sensibiliser à la dépression chez les adolescents. Les rencontres organisées sont destinées aux jeunes de 14 ans et plus, aux parents, aux enseignants et aux intervenants en milieu scolaire. Plus de cinquante jeunes sont visités chaque année et cette année, le millionième jeune a été atteint. « Depuis 1998, c’est plus d’un million de jeunes qu’on a vus et si on fait un calcul rapide, c’est près de 12 % de la population qu’on a réussi à sensibiliser sur la dépression », mentionne Charles Smith, animateur.

Durant leurs ateliers, les animateurs ont premièrement démystifié les maladies mentales en parlant des préjugés et des tabous, donné une définition à la dépression, mais ont aussi fait la comparaison avec la déprime. Les jeunes ont aussi appris les causes de la dépression ainsi que les signaux de détresse. « Les jeunes peuvent vivre beaucoup d’émotions. D’ailleurs, on parle tout le temps d’une crise d’adolescence, mais il s’agit plutôt d’une période d’adolescence », explique Marcella Kemeid, animatrice, mentionnant que les symptômes que les jeunes éprouvent peuvent en fait être liés à la dépression.

Un comportement différent

Du côté de l’atelier pour les adultes, la présentation est sensiblement la même à quelques exceptions. Le but étant premièrement de démontrer ce qu’ils présentent aux jeunes, mais aussi d’outiller le plus possible les intervenants avec quelques trucs et astuces. « Une des premières choses qu’ils doivent remarquer, c’est la rupture de comportement. Donc, si un jeune change radicalement de comportement, c’est un indice », ajoute Marcelle Kemeid.

Les ateliers ont été très appréciés par les jeunes ainsi que par les professeurs et les intervenants. Comment reconnaître un jeune en détresse? Comment en parler? Comment l’aider? Toutes ces questions ont été répondues par les animateurs qui ont su offrir ces séances à la fois éducatives et interactives, en étant toujours adaptées à leur public. « On a tellement eu de plaisir avec les jeunes, et c’est pour ça qu’on fait ça. On veut leur parler de tout ça et d’avoir ce contact avec eux », ajoute Charles Smith.

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