Irène Morency décède à 91 ans

Par Shirley Kennedy 12:00 AM - 19 juillet 2016
Temps de lecture :

En 2015, madame Morency recevait la médaille du Gouverneur général pour souligner les 50 ans d’existence de son commerce.

Forestville – Le lundi 11 juillet, Forestville perdait l’une de ses pionnières et entrepreneure aguerrie en la personne de dame Irène Caron Morency, propriétaire de Tissu Chez Irène, un des plus anciens commerces de Forestville, qui a ouvert ses portes en 1958.

Entourée de sa famille, cette femme plus grande que nature a finalement rendu l’âme, à l’approche de ses 92 ans qu’elle aurait célébré en septembre.

Décrite par sa famille comme une femme rigoureuse, déterminée, possédant un sens de l’humour unique et faisant preuve d’une générosité sans borne, Irène Morency tenait commerce depuis 1958. La journée qui a précédé son hospitalisation survenue il y a deux semaines, elle était toujours derrière son comptoir.

Au cours des ces 58 ans d’entrepreneuriat, Irène Morency a embauché une seule employée qui la remplaçait lorsqu’elle devait s’absenter pour des engagements ou autres nécessités.

Retour sur le passé

Originaire de Matane, Irène Caron a d’abord œuvré comme serveuse dans différents restaurants de Baie-Comeau et de Forestville où elle s’établit en 1954. Après ses journées de travail, elle s’adonne à la couture. Ses talents de couturière commencent à se développer. Elle sera par la suite à l’emploi de Rosaire Leduc, propriétaire d’une bijouterie et d’un commerce de tissus. Puisqu’elle aime coudre, elle se retrouve rapidement employée du côté des tissus. Lors du départ de M. Leduc, Mme Caron achète la marchandise de couture et se démarre à son propre compte.

Femme d’affaires

Le 10 octobre 1959, Irène Caron épouse Lucien Morency à Forestville. Possédant tous les deux le sens des affaires, le couple sera propriétaire de blocs appartements à Québec, d’une cantine à Colombier, d’un dépanneur et d’une cantine à Forestville, en plus du commerce de tissus. C’est d’ailleurs après son mariage que le couple traverse la rue pour le 28 route 138, là où Mme Morency a vécu jusqu’à la toute fin.

Irène Morency ne voit que de bons côtés à être son propre patron. Elle n’a pas de loyer à payer puisque son commerce est annexé à la maison. Elle peut donc vaquer à ses occupations quotidiennes en plus d’élever ses trois enfants: Clarence,  son unique fille Chantale, qui l’assiste régulièrement au commerce, et son fils cadet, Carl.
En 1990, Mme Morency vit la perte de son époux. Une période difficile pour elle mais son courage et sa ténacité lui ont permis de passer au travers tout en continuant d’opérer ses deux commerces ( Cantine Le Vacancier et Tissus chez Irène ).

Pendant toute son existence, Mme Morency est très active. Lorsqu’elle ne sert pas ses clients, elle cuisine des petits plats qui font la joie de ses enfants et petits-enfants qui la surnomment affectueusement « grand-maman minou ».
« Elle nous a enseigné à foncer et ne pas avoir peur du travail, raconte Mélanie Talbot, sa petite-fille. Et nous avons été privilégiés de connaître l’amour unique d’une grand mère. Nous étions tous et toutes très proches d’elle ».

Outre ses trois enfants, Irène Morency laisse dans le deuil, sa belle-fille Brigitte Bouchard, ses sept petits-enfants: Mélanie, Catherine, Valérie, Simon, Myriam, Élisa et François, ainsi que son arrière-petit-fils, Olivier.
SOURCE: Famille Morency

Partager cet article