Unifor craint les impacts d’une nouvelle crise

18 mars 2017
Temps de lecture :

Baie-Comeau – Le syndicat Unifor craint les surtaxes qui pourraient être imposées aux exportateurs canadiens de bois d’œuvre par les États-Unis dès avril, alors que les négociations sur le conflit canado-américain piétinent.

De passage à Baie-Comeau le 7 mars, le directeur québécois d’Unifor, Renaud Gagné, a affirmé qu’il s’attend à ce que des taxes pouvant aller jusqu’à 30 % soient imposées à la suite de la plainte déposée par le lobby américain à la Commission du commerce international des États-Unis.

« Ça va être assez tragique s’il n’y a pas d’entente qui se conclut rapidement. […] À court terme, on peut survivre, mais on ne peut pas opérer à perte indéfiniment. Ce 30 % là va faire extrêmement mal », a-t-il assuré.

Le directeur québécois d’Unifor, qui représente dans la Manicouagan les employés de Produits forestiers Résolu, souligne que lors de la dernière crise, de 2008 à 2012, le syndicat a perdu 12 000 travailleurs au Québec en raison de faillites et de mises à pied. « Ça fragilise l’ensemble des opérations », a-t-il rappelé.

Protéger les travailleurs

Unifor réclame du gouvernement du Canada qu’il mette en place différentes mesures si des taxes sont imposées. Il souhaite notamment la création d’un programme spécial d’assurance-emploi pour les travailleurs affectés par la crise, de même que l’accès à des garanties de prêts pour les entreprises concernées.

Comme plusieurs autres intervenants, le syndicat souhaite que le gouvernement défende la particularité du régime forestier québécois, où le bois n’est pas subventionné, et qu’il en fasse la promotion. Unifor désire également la mise en place d’un plan d’action pour lutter contre l’industrie américaine en faisant des démarches aux États-Unis.

Le syndicat sera d’ailleurs à Ottawa du 20 au 23 mars afin de faire un lobby spécifique au dossier du bois d’œuvre. « On met une énorme pression. […] Tout le monde est conscient de l’importance », a précisé Renaud Gagné.

Au point mort

Selon M. Gagné, les négociations entre le Canada et les États-Unis sont au point mort actuellement, notamment en raison des vues protectionnistes du nouveau président, Donald Trump, qui veut renégocier l’Accord de libre-échange nord- américain (ALÉNA).

« À partir du moment où on renégocie l’ALENA, ça peut ouvrir toutes sortes de portes. C’est quoi qui va être sacrifié pour régler un autre dossier? On ne le sait pas. On ne sait pas quelle sera la position du gouvernement », a déploré le directeur.

Selon lui, il y a toutefois une bonne nouvelle, puisque Produits forestiers Résolu fera partie de l’étude avec les compagnies dans ce dossier, ce qui permettra de faire la « démonstration qu’on n’a pas de subventions au Québec ».

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

À lire également

Rien de désuet malgré les cotes, assure la commission scolaire

« Y croire pour y arriver »

Soirée Dégustation Vegas en compagnie de Jessica Harnois

Horizon

Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.

Horizon

Vingt chroniques plus tard… je crois bien que la Côte-Nord m’a eue pour de bon.

Présenté par Tourisme Côte-Nord
Horizon

Et si votre prochaine journée spa… commençait les pieds dans la vase ?

Présenté par Tourisme Côte-Nord
Horizon

Qui aurait cru que l’on pouvait visiter une ferme… en pleine mer ?

Présenté par Tourisme Côte-Nord
Horizon

Des icebergs sur la Côte-Nord ? Oui, et c’est probablement l’un de nos plus grands secrets.

Présenté par Tourisme Côte-Nord
Horizon

Et si la plus belle façon de découvrir la Côte-Nord était d’écouter ceux qui l’habitent depuis toujours ?

Présenté par Tourisme Côte-Nord
Horizon

Qui aurait cru qu’on pouvait dormir dans un château sur la Côte-Nord ?

Présenté par Tourisme Côte-Nord