Une main de fer dans un gant de velours

Par Shirley Kennedy 12:00 AM - 20 octobre 2017
Temps de lecture :
Photo courtoisie

Photo courtoisie

Forestville – Catherine Simard évolue dans un milieu non traditionnel et majoritairement masculin depuis plusieurs années, où elle a su se tailler une place avec habileté et intelligence. Jeune femme positive, dynamique et impliquée, Catherine est une personne simple et discrète qui fait l’unanimité. Entrevue avec la directrice des opérations de l’Association de chasse et pêche de Forestville.

1- Énumérez votre occupation et vos implications ainsi que les rôles que vous y jouez et depuis combien d’années:

Je suis directrice des opérations pour l’Association de chasse et pêche de Forestville depuis 2013, mais à l’emploi de l’organisme depuis 2005.

À partir de ce travail, je m’implique dans l’organisation de la Fête du Chasseur annuellement.

Je fais partie du comité organisateur du Boréal Loppet en tant que responsable des ravitaillements.

Depuis deux ans, je fais une conférence sur mon travail dans le cadre du cours d’intégration pour le programme de TACH au cégep de Baie-Comeau.

Je suis propriétaire d’une entreprise avec mon père, Mario depuis quelques années déjà. Je m’occupe entièrement de la comptabilité.

Je suis moniteur PESCOF, je donne les formations sur la sécurité dans le maniement des armes à feu et l’initiation à la chasse avec arme à feu depuis 2011.

2- Comment s’est passée votre jeunesse?

J’ai eu une jeunesse très heureuse. Chaque été, j’allais passer une semaine à la ferme de mes grands-parents aux Bergeronnes. De très beaux souvenirs. Un peu plus vieille, je me suis investie dans les sports et le plein air.

3- Êtes-vous native de Forestville?

Oui. D’ailleurs, mes parents et mon grand-père maternel demeurent toujours ici aussi.

4- Quel a été votre parcours académique?

J’ai fait le cégep en formation pré-universitaire en sciences, lettres et arts à Jonquière. J’ai débuté des études supérieures en génie chimique à l’université Laval avant de me tourner vers la technique d’aménagement cynégétique et halieutique (TACH) à Baie-Comeau. J’ai suivi par la suite quelques cours en comptabilité.

5- Que faites-vous dans votre quotidien au boulot?

Je fais la planification et la gestion des opérations sur le terrain.

Je veille à l’entretien du réseau routier et de l’accès des territoires de la zec de Forestville et de la rivière Laval. Je prévois des études fauniques sur le territoire afin de répondre à certaines problématiques. J’analyse l’exploitation des ressources fauniques et compile les statistiques. Je suis aussi responsable de la présentation de projets de demande d’aide financière lorsque des programmes sont annoncés. Je m’occupe de la location des campings. Il n’y a pas une journée pareille, c’est ce qui rend le travail encore plus divertissant.

6- À titre de jeune femme qui occupe un poste de direction dans un métier non traditionnel, comment qualifiez-vous l’attitude de votre clientèle envers vous?

Je crois que le fait de travailler au même endroit depuis plusieurs années permet de développer des connaissances et de la crédibilité. Lorsque l’on me recommande certains clients, ceux-ci (majoritairement des hommes évidemment) restent perplexes quelques instants, mais découvrent rapidement que je connais le territoire et les solutions envisageables.

7- Est-ce qu’il y a encore des préjugés dans votre domaine en 2017?

Peut-être à certains égards, mais j’ai très rarement entendu un commentaire négatif parce que je suis une femme. Au contraire, je crois être diplomate et compréhensive. Tout se passe bien jusqu’à maintenant.

8- Quels sont les défis qui vous occupent à titre de directrice des opérations de la ZEC de Forestville?

Le principal défi est sans doute la reconnaissance des zecs comme étant un OSBL qui doit s’autofinancer. Nos opérations sont possibles grâce à nos membres. D’ailleurs, un autre défi est le peu de relève pour les activités de chasse et pêche. Au cours des prochaines années, nous devrons être à l’écoute et offrir d’autres activités pour nous permettre de bien poursuivre notre mission.

9- Vous semblez aimer votre ville, votre région, qu’elles sont les raisons qui ont motivé votre retour dans votre patelin natal?

Je ne me vois pas bien habiter en ville et j’ai toujours voulu avancer au sein de l’Association. Alors il allait de soi que je devais rester ici. Je ne me souviens pas avoir déjà songé demeurer ailleurs…

10- De quoi êtes-vous le plus fière?

Je répondrais spontanément du petit garçon qui me fait sourire chaque jour! Mais je suis aussi fière de mon cheminement de travail. J’ai débuté en 2005 comme étudiante et je rêvais d’avoir LE bureau de la direction. Aujourd’hui, je suis assise à l’endroit où je voulais être il y a déjà quelques années. Un gros merci à la vie!

11- Vous avez une baguette magique qui vous donne tous les pouvoirs, quelle est la première chose que vous faites?

Je pars avec ma famille visiter ma jeune sœur qui est présentement en Indonésie pour un voyage d’un an!

12- Quels sont vos qualités et vos défauts?

Je suis ambitieuse et énergique. Je m’investis beaucoup dans ce que j’aime. Par contre, je ne suis pas du tout ponctuelle et je suis un peu contrôlante. Disons que j’aime bien que tout se déroule comme je l’ai imaginé : )

 

 

Partager cet article