Une première édition qui a du chien

Par 12:00 AM - 07 juillet 2018
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Baie-Comeau – Une deuxième édition est déjà envisageable pour la canicourse en vacances au bord de l’eau, qui a eu lieu pour la première fois le 17 juin au Camping de la mer à Pointe-Lebel. Cette première édition a su répondre aux attentes des organisateurs, qui entrevoient même une hausse de popularité avec les années.

L’organisatrice, Liliane Gagné, avait pour objectif d’attirer entre 30 et 50 participants. Objectif raté de peu avec 29 duos athlètes-chiens. L’événement a toutefois comptabilisé 54 départs. Pour Liliane Gagné, ce nombre représente une réussite en soi.

« Si Liliane est d’accord, que les bénévoles ont apprécié l’expérience et que la demande est toujours là, ça risque de se répéter l’année prochaine », a ajouté Maude Lapointe, directrice et fondatrice de la Fédération québécoise des sports canins attelés (FQCSA), présente lors de l’événement.

Le canicross, une épreuve de course à pied avec un chien attelé devant soi, a été la discipline la plus populaire par ses 24 duos, comptabilisant 29 départs. Le bikejoring implique toujours un chien attelé, mais s’effectue à vélo de montagne. L’épreuve a quant à elle su attirer 15 duos.

L’épreuve de scooter pour sa part, a regroupé seulement quatre duos pour un total de cinq départs. Ledit scooter s’apparente à une trottinette, à la différence qu’elle est dotée de pneus d’une grandeur comparable à celle d’un vélo.

« Le bassin de participants est moindre pour la catégorie scooter puisque sa pratique demande l’achat d’un équipement dispendieux, mais moins utilisé que le vélo de montagne, par exemple », remarque Maude Lapointe. « Et comme c’est une première ici sur la Côte-Nord, c’est normal qu’il y ait eu moins de participants », raconte-t-elle en indiquant que la discipline recueille plus d’adeptes chaque année dans la région de Québec, là où elle a été intégrée pour la première fois il y a deux ans.

L’ensemble des disciplines pourrait gagner en popularité au fil des éditions. Étant directrice et fondatrice de la FQSCA, Maude Lapointe donne l’exemple de la région de Québec. « À l’époque des premières compétitions organisées dans la région de Québec, en 2011, on comptait une trentaine de duos. Aujourd’hui, le club connaît des succès importants avec des événements attirant plus de 150 participants et environ 200 départs », relate-t-elle.

Un sport accessible

En le sens où le canicross définit un sport où l’athlète court avec son chien, un chien est tout ce qu’il faut pour pratiquer le canicross.

Il n’y a aucune limite quant à la race du chien. « Du pinscher nain au grand danois, on voit de tout. Les athlètes ont cependant tendance à aller vers des chiens dits de traîneau, typés sprint », a expliqué Maude Lapointe, qui concourt pour sa part aux côtés d’un épagneul français.

En ce qui a trait à l’entraînement, tout dépend du niveau. « Il y a deux volets à travailler, le volet personnel et le volet chien, malheureusement ça ne se fait pas simultanément. Je m’entraîne en course à pied, et plus tard dans la journée, j’entraîne mes chiens à vélo ou à scooter », a raconté Mme Lapointe. Il s’agit probablement d’une formule gagnante, puisqu’elle a participé au Championnat du monde 2017 en Pologne.

Canicross Manicouagan

Une initiative de Mylène Savard, l’organisme Canicross Manicouagan a vu le jour en 2017. Le club s’est vu octroyer son statut légal d’organisme sans but lucratif et s’est rapidement affilié à la Fédération québécoise des sports canins attelés. La FQSCA compte actuellement une douzaine de clubs partenaires, qui partagent la même vision du développement des sports, que ça soit pour le loisir ou la compétition.

La fondatrice du club avait pour objectif l’organisation d’une compétition à Baie-Comeau par an et d’en voir la première avant l’été 2018. La Canicourse en vacances au bord de l’eau a su faire de cet objectif une réalité.

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