Lynda Ouellet – Une retraite méritée après 37 ans dans la fonction publique

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Par Shirley Kennedy
Lynda Ouellet – Une retraite méritée après 37 ans dans la fonction publique

Forestville – Plusieurs générations de gens de la Haute-Côte-Nord ont l’impression de la connaître depuis toujours. Pendant 34 ans, elle a été technologiste médicale au CLSC de Forestville. D’une gentillesse exemplaire, Lynda Ouellet fait partie des rares personnes qui font l’unanimité, aimées de tous et chacun. Bien qu’on croit tout savoir à son sujet, cette grande travailleuse perfectionniste nous dévoile quelques pans de sa vie après avoir entamé une retraite plus que méritée il y a quelques semaines.

1- Comment s’est passée votre jeunesse?

Je suis née aux Escoumins par une froide nuit d’hiver le 23 février 1961. Résidant à autrefois Sainte-Anne de Portneuf, je suis devenue la cadette d’un grand frère de cinq ans mon aîné. Comme tous les enfants, nous n’étions pas toujours d’accord sur de nombreux points mais surtout sur le fait que je voulais le suivre partout. En ce qui concerne mes parents, mon père m’as appris la bonté et le bonheur, ma mère la rigueur, la vaillance et le désir de réussir. Ma grand-mère, qui habitait avec nous, a essayé de me montrer le tricot sans succès…Tout cela entourée d’un amour inconditionnel.

2- Quel a été votre parcours académique?

J’ai fais mon école primaire à Sainte-Anne de Portneuf. L’arrivée au secondaire fût difficile car je suis devenue une personne très timide. Cependant, cela s’est rétabli en secondaire 5 au grand bonheur de mes parents. Mon collégial s’est très bien déroulé. Étant donné que mon père travaillait dans le comté de Péribonka, mes parents décidèrent de m’envoyer au Cégep de Chicoutimi. Deux années intensives de théories (40 heures semaines) et une année complète de stages à travers le Saguenay-Lac-St-Jean.

3- Comment avez-vous décroché votre poste il y a 37 ans?

Mon premier emploi fût à Gagnonville. C’est grâce à Alain Deschênes que j’ai pu obtenir ce poste d’une durée de 14 mois. Par la suite, je me suis retrouvée au Centre hospitalier de Baie-Comeau. En mai 1984, on m’a informée qu’un poste était disponible à Forestville. Je me suis renseignée et ma première journée fût le 14 juin 1984. C’était pour une période de six mois qui a finalement duré 34 ans.

4- Comment pourriez-vous décrire l’évolution de votre profession au fil des années?

Au début des années 80, la majorité des analyses de laboratoire se réalisaient de façon manuelle. Le bassin d’analyses était beaucoup plus restreint et il était parfois difficile d’avoir rapidement un diagnostic. En ce qui concerne les technologistes, notre savoir est de plus en plus grand mais le travail de plus en plus complexe dû aux restrictions du Ministère de la Santé. De plus, avec l’optimisation (OPTILAB), un vent de perte d’analyses locales et même perte d’emplois, planent sur notre profession. Comme tous les autres secteurs du réseau, nous devons faire toujours plus avec de moins en moins de personnel. Toutes les sphères d’activités sont malheureusement touchées ce qui implique du surmenage et de la démotivation. Peu importe le département où tu travailles, nous sommes un tout, une seule et unique équipe car nous avons besoin de tous pour accomplir du mieux possible notre travail.

5- Quel message auriez-vous à transmettre aux jeunes qui désirent embrasser la même carrière que vous?

Être une personne curieuse avec de la rigueur ainsi que d’avoir l’opportunité de partager tes connaissances et de pouvoir t’impliquer dans l’amélioration des soins de la santé font de ce métier un privilège à ne pas manquer. Le meilleur conseil que je peux donner est que les résultats qu’on obtient sont en fonction des efforts qu’on y met tout en gardant l’esprit d’équipe. Je crois avoir donné toujours le meilleur de moi-même et ce grâce à de bonnes relations avec les autres. Le climat de travail ainsi que le respect a toujours été d’une importance capitale. Il faut aussi avoir de la persévérance quand on croit à un objectif. Il ne faut pas renoncer s’il y a des embûches sur notre route, il y en a et en aura toujours. Il faut se rappeler que si on y croit vraiment, on peut y arriver.

6- Après un parcours exceptionnel, avez-vous des regrets ?

Le seul regret que j’ai est de ne pas avoir osé faire des études en médecine après mon cours de technologiste médicale. Le motif était en partie financier mais surtout la peur de l’échec, la perte de patients en cas de décès, je crois que j’avais le cœur trop sensible pour ça. Cependant, cela m’as permis de faire une carrière exceptionnelle remplie de défis, d’émotions, d’apprentissage continu, d’accomplissement de soi dans le but de donner le meilleur de soi-même pour l’ensemble de la population. C’est ce dont je suis le plus fière et je n’y changerais rien pour tout l’or du monde.

7- Vous avez une baguette magique qui vous donne tous les pouvoirs, quelle est la première chose que vous faite?

La première chose que je ferais serait mon souhait le plus précieux. Que la santé, le bonheur, la paix du cœur et de l’esprit fassent partie du quotidien de tous. Il y as tellement de gens qui souffrent et qui sont malheureux. La santé mentale en fait aussi partie.

8- Qualités et défauts

Mon principal défaut est ma rigueur qui peut s’avérer une grande qualité au travail mais aussi un défaut dans la vie de tous les jours qu’il faut savoir doser. Il en va de même pour mon perfectionnisme.

Ma principale qualité est d’être à l’affût au bien-être des autres. Je crois ê tre un bon mélange de sincérité, d’honnêteté et de générosité.

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