Portneuf-sur-Mer et Longue-Rive évitent la rétrocession de leur rue principale

Par Shirley Kennedy 12:00 AM - 29 août 2018
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La Municipalité de Longue-Rive procède à l’entretien de la rue Principale à l’interne. Elle reçoit 70 000 $ par an du MTMDET pour le faire. À Portneuf-sur-Mer le ministère conservera la gestion de l’entretien de la rue Principale. Photo archives Journal Haute-Côte-Nord

La Municipalité de Longue-Rive procède à l’entretien de la rue Principale à l’interne. Elle reçoit 70 000 $ par an du MTMDET pour le faire. À Portneuf-sur-Mer le ministère conservera la gestion de l’entretien de la rue Principale. Photo archives Journal Haute-Côte-Nord

Forestville – Les représentations du maire de Portneuf-sur-Mer Gontran Tremblay ont porté fruit. Le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports (MTMDET) conservera à sa charge la gestion des rues principales des localités de Portneuf-sur-Mer et Longue-Rive, et ce de manière définitive.

La nouvelle a été confirmée par le maire de Portneuf-sur-Mer, Gontran Tremblay, lui-même informé de l’heureuse décision du MTMDET il y a quelques semaines par le biais d’une confirmation écrite de la ministre déléguée aux Transports Véronyque Tremblay. « Nous devons une fière chandelle à M. Tremblay qui a piloté ce dossier-là de A à Z. Je l’ai supporté comme maire de Longue-Rive dans ses représentations mais c’est lui a cogné aux portes et qui a réussi à convaincre les gens du ministère des Transports », précise le maire de Longue-Rive Donald Perron.

Vitalité économique
Afin de justifier cette prérogative, madame Tremblay indique que son ministère a procédé à l’introduction d’une modulation sur la base de l’indice de vitalité économique et qu’en conséquence, les municipalités dont l’indicateur se trouve au cinquième quintile de ce classement, sont désormais exemptées du transfert des tronçons préexistants, tel que stipulé par les règles de classification fonctionnelle établies en 1993 lors de la rétrocession du réseau routier local aux municipalités.

En effet, ces règles indiquent que le ministère demeure responsable d’un seul axe routier dans chaque direction lorsqu’une municipalité est desservie par plus d’un axe du réseau supérieur. Ainsi, lorsque le ministère procède à la construction d’un nouveau tronçon, la gestion du tronçon préexistant est remise à la municipalité concernée.

« La rétrocession de ces routes peut représenter une charge économique notable pour certaines localités », souligne la ministre déléguée.

Une conclusion que ne contredisent pas les maires des deux localités concernées, bien au contraire. Pour Portneuf-sur-Mer, c’est une économie estimée à plus ou moins 150 000 $ par année tandis que Longue-Rive, qui procède à l’entretien à l’interne, reçoit une somme de 70 000 $ par an du MTMDET.

Poursuivant dans la même veine, le maire de Longue-Rive confirmait au moment d’aller sous presse, que les appels d’offres concernant les travaux de réfection du réseau d’aqueduc et d’égout étaient sur le point d’être rendus publics. « Le gouvernement veut savoir combien ça va coûter. Après on va aller les rencontrer pour le financement et ensuite nous allons rencontrer la population », conclut M. Perron.

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