L’introspection libératrice de Stéphanie Boulay

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Par Shirley Kennedy
L’introspection libératrice de Stéphanie Boulay
Le processus créatif de Ce que je te donne ne disparaît pas, un passage nécessaire pour Stéphanie Boulay. Le résultat vaut le détour. (Photo : courtoisie Caraz )

Tadoussac – « J’adore Tadoussac. À chaque fois que j’y vais, je fais l’excursion aux baleines et je pleure dans le bateau ». Authentique la blonde sœur Boulay? C’est peu dire. La preuve sera faite pour une énième édition, le temps « d’un saut dans le vide » au Festival de la chanson de Tadoussac.

« Nerveuse et énervée aussi », ajoute celle qui en solo cette fois, présentera ce samedi dès 19 h en plateau double avec Bertrand Belin, les pièces de son album Ce que je te donne ne disparaît pas, lancé en novembre dernier.

Un an plus tôt, au terme d’une tournée, alors que sa sœur Mélanie est sur le point de donner naissance à son premier enfant, Stéphanie se retrouve seule face à elle-même, « pas de chum, pas, d’enfant, plus de show, plus rien devant moi ».

Elle part en road trip sur la côte est des États-Unis. Elle s’isole dans les chambres d’hôtels et se fait face pour de vrai. Un regard intérieur salvateur d’où naîtra ce premier opus solo et la pièce maîtresse Ta fille. « Je voulais découvrir ce que moi j’avais à offrir, ce que j’avais à dire ».

La suite

Plus confiante et sereine au terme de l’exercice, Stéphanie a recommencé le travail en duo. « Je suis revenue vers ma sœur par choix et je suis dans mes pantoufles ».

Emboîtant le pas à la pièce Nous après nous, lancée l’hiver dernier, place à Je rêve, second extrait du troisième album en carrière des sœurs Boulay, à paraître cet automne.

Une festivalière pas comme les autres

Bien que les baleines y soient pour quelque chose dans la relation privilégiée qu’entretient l’auteur- compositrice-interprète avec le Festival de la chanson, l’unicité de l’événement, la proximité des lieux de diffusion et le caractère pittoresque de Tadoussac n’y sont pas étrangers non plus.

« C’est probablement l’un des seuls endroits où je n’ai pas l’impression de travailler. Il y a une belle synergie entre les festivaliers et les artistes », dit celle qui se promet bien d’assister au spectacle d’Ariane Moffat et de se laisser porter par ses envies du moment. « On va à l’Auberge, on se promène ici et là pour souvent découvrir des petits bijoux ». C’est ça Tadoussac.

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