Le Saaremaa I s’amène pour plusieurs mois

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Par Charlotte Paquet
Le <i>Saaremaa I</i> s’amène pour plusieurs mois
Le Saaremaa I a effectué sa première traversée entre Matane et Baie-Comeau le mercredi 10 juillet. (Photo : Le Manic)

Baie-Comeau – Ça y est! Après des mois d’attente, le nouveau bateau de relève à la traverse Matane-Côte-Nord, le Saaremaa I est en service depuis une semaine.

Très attendu par la population, les commerçants et les voyageurs, le Saaremaa I, qui changera de nom ultérieurement, a accosté sous les regards de plusieurs citoyens massés le long de la route Maritime à Baie-Comeau lors de la traversée inaugurale du mercredi 10 juillet. À bord se trouvait le président-directeur général de la Société des traversiers du Québec (STQ), Stéphane Lafaut, se trouvait à bord.

Les maires de Baie-Comeau et de Godbout, Yves Montigny et Jean-Yves Bouffard, ainsi que les médias ont eu la chance de visiter le navire construit en 2010 en Norvège, qui peut accueillir 600 passagers et autour de 110 véhicules. Il a été acquis au coût de 39 M$.

« C’est vraiment une belle journée pour Baie-Comeau, enfin. La saison touristique bat son plein. Actuellement, il y a plus de véhicules qui peuvent embarquer sur le traversier qu’hier, donc, on est très heureux de voir qu’on va pouvoir prendre notre envol au niveau de la saison touristique », a commenté le maire Montigny lors du premier accostage du navire.

« On a pris un retard évidemment dans la saison touristique, mais on pense qu’à partir d’aujourd’hui, on met derrière nous les difficultés et on avance vraiment vers l’avenir avec le Saaremaa », a-t-il ajouté, en notant le confort du navire et la fiabilité de son service.

L’élu a également eu une pensée pour les commerçants qui pourront enfin laisser échapper un soupir de soulagement, eux qui ne l’ont pas eu facile depuis le bris du F.-A.-Gauthier à la mi-décembre.

Tour du propriétaire

Dirigée par le PDG de la STQ, Stéphane Lafault, la visite du navire s’est amorcée par le pont supérieur des véhicules pour ensuite atteindre un petit salon et le secteur de la cantine. Le mobilier complet y a été remplacé dans le cadre des vastes travaux de mise aux normes de 6 M$ qui ont touché plusieurs secteurs.

Le navire demeure câblé avec un courant électrique 220 volts et non 110. Des adaptateurs ont cependant été installés ici et là, notamment pour permettre aux passagers de recharger leurs téléphones cellulaires, a mentionné le PDG.

Même si le Saaremaa I n’a pas le panache du F.-A.-Gauthier, il n’en demeure pas moins que ses installations semblent offrir un confort très acceptable. D’ailleurs, une deuxième phase de travaux est prévue une fois que les services du navire de relève ne seront plus requis à la traverse Matane-Baie-Comeau-Godbout.

Fait à noter, la STQ poursuit les pourparlers avec la compagnie Clarke, propriétaire du traversier de la liaison Rivière-du-Loup-Saint-Siméon, afin d’y affréter le Saaremaa I lorsque le F.-A-Gauthier sera de retour en service. Pendant les périodes de cale sèche ou d’arrêt technique de ce dernier, a expliqué M. Lafaut, le navire de fabrication norvégienne reviendrait à la traverse Matane-Côte-Nord et le Félix-Antoine-Savard irait assurerait le service à l’autre traverse.

Le F.-A. Gauthier

Quant au retour du F.-A.-Gauthier, les gens devront continuer de prendre leur mal en patience puisque son retour n’est pas prévu avant la fin de 2019. « Le retour va se faire d’ici l’hiver. Hier (mardi), il est entré en cale sèche à la Davie. Il était déjà amarré au quai de Davie. Il y avait déjà des travaux. J’ai donné les instructions pour qu’on remonte les propulseurs », a mentionné M. Lafaut, en soulignant que les dernières pièces doivent être livrées cette semaine.

« On va prendre un peu plus de temps en cale sèche. Il y avait une cale sèche réglementaire prévue en 2020, c’est des travaux de deux mois qu’on va faire maintenant. Là, on a le luxe de les faire, car vous avez un navire de relève de qualité », a poursuivi le PDG.

Fait à noter, la STQ n’est pas encore parvenue à identifier la ou les causes des problèmes aux propulseurs. Des tests doivent d’ailleurs être faits cette semaine et la semaine prochaine aux États-Unis.

Malgré cela, M. Lafaut privilégie le remontage des propulseurs. « On a les pièces, on remonte. Si en cours de route on identifie le problème, on va apporter les correctifs tout de suite, sinon, on va quand même avoir des propulseurs remontés à neuf. »

Pour éviter que le F.-A.-Gauthier se retrouve avec d’autres problèmes de vibration dans quelque temps, le PDG indique que des capteurs, un nouvel équipement, seront installés pour prendre diverses mesures. « Éventuellement, on va connaître comme il faut la problématique, mais si j’attends, vous ne verrez pas le F.-A.-Gauthier cet automne. »

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