La Régie de l’énergie dit oui à la ligne Micoua-Saguenay

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Par Steeve Paradis
La Régie de l’énergie dit oui à la ligne Micoua-Saguenay
Projet Micoua-Saguenay (Photo : courtoisie Hydro-Québec.)

Baie-Comeau – Sans surprise, la Régie de l’énergie du Québec a donné le feu vert au projet d’Hydro-Québec de construire une nouvelle ligne de transport électrique de 735 kilovolts (kV) entre les postes Micoua et Saguenay. Les arguments des opposants au projet n’ont pas été retenus.

Dans sa décision, la Régie a assuré qu’Hydro-Québec a su justifier son projet, nécessaire selon la société d’État afin d’assurer la fiabilité de son réseau. La baisse de la prévision de consommation sur la Côte-Nord, combinée à la fermeture de trois centrales dans le sud de la province, représente une autre justification au projet, aux yeux d’Hydro.

La MRC de Manicouagan n’achète pas l’explication de la baisse estimée de consommation d’électricité dans la région.

« Les prévisions d’Hydro-Québec concernant la consommation électrique soutiennent que ça va baisser de façon drastique. On ne partage pas la même lecture », a réagi le préfet Marcel Furlong. « En sortant 500 mégawatts de la région, on craint fortement que ça nuise à notre développement industriel. »

Une autre doléance motivait la MRC à demander des modifications au projet, soit celle d’inclure des clauses favorisant les entreprises régionales pour l’obtention de contrats dans ce projet évalué à près de 800 M$. Là encore, elle n’a pas obtenu satisfaction.

« La décision semble dire qu’Hydro-Québec a des contraintes à ce chapitre en raison d’ententes internationales prises par le Québec et le Canada. On veut à tout le moins s’assurer qu’il y ait des travailleurs de la Côte-Nord sur ce projet », ajoute M. Furlong, qui espère que la région puisse au moins décrocher des contrats pour le déboisement.

Deux autres solutions

Outre ce projet de 262 kilomètres, la société d’État avait présenté deux solutions alternatives pour augmenter la fiabilité de son réseau de transport, en cas de rejet du projet Micoua-Saguenay.

L’une d’entre elles prônait l’érection d’une ligne de 735 kV d’une longueur de 425 kilomètres entre les postes des Outardes et des Laurentides. L’autre concernait la construction de six plateformes de compensation dans le corridor Manic-Québec.

« Dans son appréciation de la robustesse de l’analyse économique, (la Régie) retient le grand nombre de scénarios différents qui ont démontré la supériorité de la solution retenue. En effet, la Régie juge que la solution retenue est clairement la plus avantageuse, tenant compte de l’ensemble des considérations économiques et techniques », peut-on lire dans le texte de la décision.

Le projet Micoua-Saguenay, rappelons-le, est divisé en trois tronçons. Une première section de 100 kilomètres traverse le territoire non organisé (TNO) de la Côte-Nord. Sur la majorité de cette section, la future ligne empruntera le tracé de la ligne actuelle.

Une seconde partie de 126 kilomètres se trouvera dans le TNO du Saguenay-Lac-Saint-Jean. En plus de longer en partie la ligne existante, quatre corridors différents seront ouverts afin d’éviter les zones potentielles de givre dans ce tronçon. Le reste de la ligne, sur une longueur de 36 kilomètres se trouve en territoire municipalisé.

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