Il survit à la charge d’un orignal

Photo de Lisianne Tremblay
Par Lisianne Tremblay
Il survit à la charge d’un orignal
Charles Bouchard après sa mésaventure avec un orignal blessé. Photo prise sur la page Facebook de M. Bouchard

Blessé et à 2 km des secours les plus proches, Charles Bouchard de Baie-Saint-Paul réussit à survivre à la charge d’un orignal blessé dont il devait retrouver la trace.

Charles Bouchard de Baie-Saint-Paul a vécu une très mauvaise expérience le mardi 1er octobre alors qu’il pratiquait sa passion, être conducteur de chien de sang, c’est-à-dire retrouver le gibier perdu par les chasseurs grâce à ses chiens.

Cela faisait 16 heures que le tir avait été fait quand M. Bouchard a retrouvé un orignal blessé. « Je l’ai observé pendant quelques minutes à bonne distance, il semblait mort ou blessé sévèrement, alors j’ai décidé de traverser le ruisseau pour aller constater son état de plus près. J’avais ciblé trois arbres pour me protéger, mais je n’ai pas eu le temps de m’y rendre, lorsque mon pied a touché terre, l’orignal m’a chargé. J’ai tenté de fuir, mais j’ai reçu trois ou quatre coups de sabot de ses pattes avant. Mon chien jappait, l’orignal s’est donc dirigé vers lui par la suite.

J’étais seul à plus de 2 km des chasseurs. Le retour a été très difficile. Le groupe de chasseurs m’a amené à l’urgence qui était à plus d’une heure. Diagnostic : commotion, 11 points autour de l’œil, deux à l’arrière de la tête, plusieurs bleus et une bonne frousse », a relaté M. Bouchard sur sa page Facebook.

Charles Bouchard est conducteur de chien de sang depuis quatre ans. Il a effectué une centaine de recherches durant ces quatre années sur des ours, des chevreuils et des orignaux, bien sûr.

M. Bouchard se trouve chanceux. Selon, lui, son chien et son casque protecteur lui ont sauvé la vie. Il recommande aux autres conducteurs de chien de sang de faire vraiment attention en pratiquant cette activité.

D’ailleurs, Charles Bouchard aimerait que le gouvernement autorise les conducteurs de chien de sang à se munir d’une carabine pour achever une bête blessée ou se protéger, comme dans le cas qu’il a vécu. Une mesure que les conducteurs de chien de sang demanderaient depuis une dizaine d’années.

M. Bouchard n’a pas voulu nous révéler où l’incident s’était produit dans Charlevoix par respect de sa clientèle.

Partager cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des