Le Centre des femmes insiste sur le travail invisible

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Par Shirley Kennedy
Le Centre des femmes insiste sur le travail invisible
Le conseil d’administration du Centre des femmes de Forestville. Rangée arrière de gauche à droite: Céline Casey, coordonnatrice, Suzie Tremblay, administratrice et Sylvie O’Connor, représentante des travailleuses. À l’avant: Mélanie Lapointe, vice-présidente, Lilie Tremblay, présidente et Carole Tremblay, trésorière. Photo : courtoisie

Depuis 16 ans et ce chaque premier mardi d’octobre, les centres de femmes du Québec et les associations locales, régionales et nationales qui s’y rattachent, soulignent la Journée nationale des centres de femmes. Cette année, le Centre des femmes de Forestville a misé sur la vidéo La petite histoire du travail invisible.

La participation de l’économiste Ruth Rose-Lizée, d’Odile Boisclair de L’R et d’autres représentantes de diverses organisations à cet enregistrement très percutant, permet de faire un retour sur le début de la lutte pour la reconnaissance du travail invisible.

On se souviendra qu’en avril dernier, un calculateur du travail invisible avait fait la manchette dans les médias sociaux, alors que Mitsou et Véro notamment, en avaient parlé.

« Les résultats sont incroyables, commente Sylvie O’Connor, intervenante communautaire au Centre des femmes, car pour 5 523 répondants, cela totalise 3.5 heures de travail par jour ».

Tel que précisé dans la vidéo par madame Rose-Lizée, le travail invisible n’est pas comptabilisé dans le produit intérieur brut (PIB). « Est-ce qu’il y a des solutions pour une économie plus juste et égalitaire ? Et bien, oui mesdames et messieurs », tranche Sylvie O’Connor.

Revendications

La Journée nationale des centres de femmes s’est poursuivie en compagnie des panélistes Hélène Cornellier, Camille Robert, Sylvia Bissonnette et Roxanne Lorrain qui ont parlé des revendications proposées concernant le travail invisible et la charge mentale : un revenu social garanti pour toutes; l’inclusion des heures de travail invisible dans le calcul du PIB; une loi cadre soutenant la conciliation famille-travail-études et la poursuite de la lutte contre un état néolibéral en faveur de l’augmentation du financement des services sociaux et des organismes communautaires.

« Nous avons eu une belle journée dynamique et riche en discussions. Fidèle à sa mission le Centre des Femmes de Forestville avec les 84 autres centres au Québec, travaille à ce que nos valeurs communes deviennent des réalités, rien de moins », conclut madame O’Connor.

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