Manque de places criant au pavillon Richelieu

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Par Charlotte Paquet
Manque de places criant au pavillon Richelieu
« C’est leau pavillon Richelieu », affirme Sébastien Lebreux, vice-président du syndicat de la CSN qui représente plusieurs employés de l’établissement.

Le pavillon Richelieu vit un important débordement depuis plusieurs mois chez la clientèle des filles de 12 à 17 ans. La situation est telle qu’il y a un mois, les autorités n’ont eu d’autre choix que d’agrandir par l’intérieur en créant une nouvelle unité sur une base temporaire.

Le centre de réadaptation pour jeunes en difficulté d’adaptation possède 44 places à son permis. Il y a deux semaines, 46 enfants et adolescents y étaient hébergés. Par contre, à l’unité Les Jouvencelles, un gros problème de surpeuplement perdure depuis l’été avec 21 adolescentes hébergées sur un permis de 12 places.

Afin de composer avec la situation, des réaménagements ont été réalisés à l’intérieur des murs pour permettre de scinder le groupe en deux. Des pièces qui servaient à la vie de groupe, comme un salon et une bibliothèque, ont ainsi été transformées pour faire partie d’une unité temporaire.

Si quatre jeunes occupent les chambres de débordement, d’autres se retrouvent avec un minimum d’intimité de leurs voisines avec l’installation de simples paravents. Le local de poterie est devenu leur cuisine.

« C’est le free for all au pavillon Richelieu. Est-ce que ça donne des conditions idéales pour nos jeunes? J’en doute. »

– Sébastien Lebreux, vice-président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des services paratechniques, auxiliaires et de métier de la santé et des services sociaux,
affilié à la CSN.

« C’est le free for all au pavillon Richelieu. Est-ce que ça donne des conditions idéales pour nos jeunes? J’en doute », indique Sébastien Lebreux, vice-président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des services paratechniques, auxiliaires et de métier de la santé et des services sociaux, affilié à la CSN. Selon lui, le personnel paie aujourd’hui le prix pour cette surpopulation, qui était pourtant prévisible depuis longtemps.

« On a perdu des joueurs. Plusieurs sortent en maladie. On a aussi des démissions. Trois agents d’intervention ont démissionné », raconte-t-il. « Depuis le drame de Granby, tous les signalements sont retenus. Ils ne veulent plus en échapper et on comprend ça, mais a-t-on les infrastructures pour ça? »

M. Lebreux rappelle qu’avant la loi 10 qui a mené à la création du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord (CISSS) en 2015, des foyers de groupe supervisés existaient dans la communauté.

Directrice adjointe au programme jeunesse du CISSS, Marie-Josée Dufour admet que la création d’une unité temporaire n’est pas une solution idéale, mais que c’est le mieux qui pouvait être fait rapidement.

« On est dans des solutions globales. Là, notre situation a plus tendance à se cristalliser, on a moins de départs », explique Mme Dufour. Des solutions sont en attente d’une autorisation du ministère de la Santé et des Services sociaux. « On va les déployer aussitôt qu’on va avoir les autorisations. Ça pourrait être un amalgame de plusieurs solutions », affirme-t-elle en indiquant que cela pourrait se concrétiser dans les prochaines semaines.

Marie-Josée Dufour rappelle que la nouvelle unité temporaire a été mise en place pour diminuer la pression sur les employés, mais aussi pour mieux répondre aux besoins des jeunes en réduisant leur exposition au bruit et à la proximité. « On s’efforce à ce que chaque jeune ait son espace à lui », précise la directrice adjointe. Deux nouvelles chambres de débordement sont en construction, ce qui fera bientôt porter leur nombre à six.

Pour faire face à l’augmentation de la clientèle, des mesures sont prises avec le personnel. « On a augmenté la présence des éducateurs et des agents. On utilise nos employés au maximum de leurs disponibilités. S’il y a plus de jeunes dans une unité, on va augmenter la présence. On a un personnel très dévoué et compréhensif », assure Mme Dufour.

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