Zone 18 : Nouvelle année record pour la chasse à l’orignal

Par Charlotte Paquet 12:00 PM - 08 février 2020
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La chasse à l’orignal a connu une année record en 2019 dans la zone 18 sur la Côte-Nord. En plus des mâles, la capture des femelles et des faons était permise.

La chasse à l’orignal a connu une année record en 2019 dans la zone 18 sur la Côte-Nord. En plus des mâles, la capture des femelles et des faons était permise.

La chasse à l’orignal a été très bonne en 2019 sur la Côte-Nord avec des récoltes record dans la zone 18 et à la hausse dans la zone 19. Nul doute que dans bien des chaumières, les congélateurs renferment encore bien des emballages de cette viande très prisée.

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) vient de rendre public son bilan de la dernière saison de chasse au gros gibier.

Au total, 1 425 orignaux ont été abattus dans la zone de chasse 18, qui se situe au sud du 50e parallèle et dans laquelle se trouvent les territoires des MRC de La Haute-Côte-Nord et de Manicouagan. Il s’agit d’un bond de 8,5 % par rapport à 2017, la dernière année permissive.

Faut-il rappeler qu’une année sur deux, la capture des mâles, des femelles et des faons est permise. Les données de 2019 font état de 759 mâles adultes, 598 femelles adultes et 68 faons capturés.

L’année 2017 avait elle aussi permis d’atteindre un record depuis la fin des années 90, correspondant au plus récent redécoupage des zones de chasse. « Même avant le redécoupage, ce serait surprenant qu’on ait eu davantage de captures », précise Catherine Thibeault, porte-parole du MFFP.

Autre information encourageante, le nombre de permis vendus pour la chasse au gros gibier s’est élevé à 8 031 dans la zone 18. C’est également du jamais-vu depuis la fin des années 90. « Ça veut dire que la popularité pour l’activité augmente », se réjouit Mme Thibeault.

Le succès de chasse a légèrement augmenté. Il est passé de 16,6 % à 17,7 % de 2017 à 2019.

Zone 19

Du côté de la zone 19, qui inclut le nord du 50e parallèle et l’est de la Côte-Nord, où il n’y a pas de restrictions de captures une année sur deux, 706 orignaux ont été abattus, dont 483 mâles adultes, 174 femelles adultes et 49 faons. Il s’agit d’une augmentation de 14,9 % par rapport à 2018.

Par contre, le nombre de bêtes abattues l’an dernier représente une récolte légèrement en deçà de la moyenne des cinq années précédentes, qui se situe à 799.

Quant aux 5 348 permis vendus, il s’agit du volume le plus faible depuis 2009. Le succès de chasse a été de 13,2 %, tandis que la moyenne des cinq dernières années est de 14,1 %.

Ours noir

En 2019, 222 ours ont été récoltés dans la zone 18, soit 130 mâles adultes, 75 femelles adultes et 17 jeunes. Depuis 2010, il s’agit de la troisième année consécutive où le nombre de 200 est dépassé. De 2014 à 2018, la récolte moyenne a été de 190 ours.

Selon les données du MFFP, 81 % des ours ont été capturés lors de la chasse au printemps, tandis que 19 % proviennent du piégeage du printemps et de l’automne.

Du côté de la zone 19, il est question de 43 ours abattus, dont 56 % lors de la période de chasse et 44 % lors de celle du piégeage. Depuis 1994, c’est la deuxième année consécutive où la récolte est supérieure à 40. La moyenne des cinq années précédentes se situait à 33 ours.

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