COVID-19 : Des maires de la Haute-Côte-Nord en quarantaine en raison de leur âge

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Par Johannie Gaudreault - Initiative de journalisme local
COVID-19 : Des maires de la Haute-Côte-Nord en quarantaine en raison de leur âge
Le maire des Bergeronnes, Francis Bouchard, est confiné à résidence en raison de son âge. Il demeure toutefois actif, mais à distance. Courtoisie

Les maires de Portneuf-sur-Mer et des Bergeronnes, Gontran Tremblay et Francis Bouchard, tous deux âgés de plus de 70 ans, donnent l’exemple à leurs concitoyens en s’isolant dans leur résidence pour se protéger du coronavirus et éviter sa propagation.

Les officiers municipaux ne sont toutefois pas en congé. Ils continuent de gérer leur municipalité, mais à distance.

« On utilise la visioconférence pour tenir nos réunions et continuer de se tenir au courant. Pour les documents à signer, les employés me les déposent dans ma boîte de journal et je les rappelle quand ils sont signés », explique Gontran Tremblay.

Quant à Francis Bouchard, il se sert de la plateforme Zoom pour rencontrer son conseil municipal.

« On évite les sorties de cette manière et tout le monde fait sa part pour freiner la propagation du coronavirus. Ça fonctionne très bien », mentionne-t-il.

Une chance pour eux, ils sont bien entourés et reçoivent tout ce dont ils ont besoin grâce à leurs proches.
« Ce sont mes enfants qui font mes commissions », d’ajouter le maire des Bergeronnes.

M. Tremblay, quant à lui, compte sur sa femme qui est plus jeune que lui. « Elle va à l’épicerie une fois par 10 jours environ, elle limite ses sorties », précise-t-il.

Passionnés
Habitués de se rendre au bureau plusieurs fois par semaine, il n’est pas facile pour ces deux travailleurs passionnés de s’arrêter.

« On se repose, mais j’espère que ça ne continuera pas plusieurs mois ou semaines », s’amuse Francis Bouchard.
Le maire de Portneuf-sur-Mer profite de ses temps libres pour prendre des marches, écouter de la musique et des films.

« Un moment donné, on ne peut pas faire ça toute la journée non plus. On a commencé notre grand ménage », soutient-il en précisant que le contact avec les gens lui manque.

Ce dernier a lui aussi reçu l’appel du groupe de bénévoles de sa communauté pour savoir s’il avait des besoins particuliers et le sensibiliser à l’écoute des directives gouvernementales.

« Je n’avais pas besoin de rien, mais ça m’a fait plaisir qu’il y ait une telle initiative dans mon village », assure-t-il.

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