Lettre à ma mère

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Par Johannie Gaudreault
Lettre à ma mère

Cette année, le dimanche 10 mai, jour de la Fête des mères, prendra un tout autre sens pour moi.

La pandémie nous amenant à revenir à l’essentiel, comme je l’ai mentionné dans une chronique précédente, au lieu de chercher le bon cadeau à offrir à ma mère, j’ai juste envie de passer du temps avec elle.

Pas le temps d’un dîner, pressée, la tête encore au travail, mais du vrai temps de qualité mère-fille. Se regarder dans les yeux, se parler des vraies affaires, prendre soin l’une de l’autre.

Parce qu’aujourd’hui, j’aurais dont envie de te serrer dans mes bas, de te dire que nous avons tout le temps devant nous pour s’épanouir et que tu me manques, mais je ne peux pas.

Pour la première fois en 29 ans, je ne pourrai pas être avec toi pour la Fête des mères.

Il y a certaines fois où j’aurais pu l’être, mais je n’ai tout simplement pas pris le temps de t’offrir ma présence.

En 2020, je ne peux pas être avec toi, mais j’aimerais tellement que ça soit possible.

Comme quoi l’interdit nous attire ou bien c’est la crise sanitaire sans précédent qui change les mentalités.

La technologie, ça dépanne, c’est un baume sur mon cœur, mais rien ne vaut une rencontre face à face, un câlin, un bisou de remerciement.

Donc, en attendant que le plan de déconfinement nous permette de nous fréquenter, je t’écris ces mots pour te dire que tu es importante à ma vie et tu le resteras toujours.

Merci de m’accompagner à merveille dans mon rôle de maman et de m’aider à prendre soin de moi, parce que c’est facile de s’oublier.

Ton regard a changé quand tu as serré ma fille dans tes bras pour la première fois.

Tu as assisté à sa naissance, parce que j’avais besoin de toi plus que jamais et tu as répondu présente.

Ton rôle de mamie te tient à cœur et je vois dans tes yeux la fierté que tu ressens quand on te rend visite.

Ça me rappelle la bienveillance et la sincérité que tu m’as toujours portées.

Oui, je fais partie des « chanceuses » qui ont eu une enfance facile, presque parfaite. J’ai reçu de l’amour, de la protection, un toit, des vêtements, de la nourriture, et bien plus, contrairement à d’autres enfants.

Tout ça même si tu jouais également le rôle de père, papa travaillant sur les grands chantiers de construction.

Aujourd’hui, je comprends les efforts que tu as dû fournir pendant ces années lors desquelles tes principales activités étaient cuisiner, faire le ménage et t’occuper de mon frère et moi.

Je ne t’en remercierai jamais assez de m’avoir offert cette vie parsemée de bonheurs et d’amour.

C’est grâce à toi si je réussis à bien mener mon propre parcours et à me relever de mes propres embûches. Tu as été et tu seras éperduement mon meilleure modèle.

Maman, sois fière de toi, parce que moi je le suis!

Une mère, ça fait ce que ça peu, ça ne peut pas tout faire, mais ça fait de son mieux,
Une mère, ça calme des chamailles, ça peigne d’autres cheveux que sa propre broussaille.
Une mère, c’est plus comme les autres filles, ça oublie d’être fière, ça vit pour sa famille.
– Linda Lemay

Ma mère Claudie Michaud et moi-même.
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