Recréer un climat de confiance dans les églises

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Par Johannie Gaudreault
Recréer un climat de confiance dans les églises
Une trentaine de fidèles étaient au rendez-vous à la messe du 28 juin à l'église de Forestville.

C’est en fin de semaine dernière que les premières messes ont été célébrées dans le secteur est de la Haute-Côte-Nord, soit de Colombier à Portneuf-sur-Mer. Présidées par le prêtre Irénée Girard, une trentaine de fidèles étaient au rendez-vous malgré le protocole mis en place pour éviter la propagation de la COVID-19.

Des équipes de bénévoles ont travaillé fort pour instaurer les mesures exigées par la Santé publique du Québec.

« Désinfection de toute l’église, marquage sur le plancher, blocage d’un banc sur deux, désinfectant pour les mains à l’entrée et à la sortie, comptage du nombre de personnes afin de ne pas dépasser 50 ont toutes été appliquées », indique le prêtre Irénée Girard.

De plus, une rencontre avec une policière de la Sûreté du Québec a eu lieu afin d’obtenir des conseils pour respecter toutes les consignes.

« Mme Cathy Maltais nous a grandement aidés à faire preuve de discernement et en nous donnant des trucs intéressants. Par exemple, nous avons remis une lingette désinfectante à l’entrée des paroissiens et ils devaient s’en servir pour nettoyer leur banc à la sortie. Cela nous enlève une charge de travail supplémentaire », de mentionner M. Girard.

Le port du masque est encouragé par les fabriques et il est obligatoire pour participer à la communion comme la distanciation de deux mètres ne peut être respectée.

« Les gens ont été très disciplinés et nous avons pu recréer un climat de confiance dans nos églises », soutient le prêtre.

Même si le chant et les chorales ne sont plus autorisés pour éviter la propulsion de particules contagieuses dans l’air, la musique fait partie intégrante des messes du curé hautnord-côtier. Les chants sur CD ont été utilisés pour dynamiser les célébrations. Il était permis aux fidèles de chantonner.

Funérailles

Seulement pour le secteur couvert par M. Girard, une quinzaine de funérailles ont été retardées en raison de la pandémie.

Les équipes de fabrique et les coopératives funéraires se coordonnent présentement à sélectionner des dates pour les familles endeuillées.

Comme il arrive souvent que ce type de célébration dépasse le nombre de 50 personnes, « la solution qui a été trouvée est d’y aller avec des funérailles sur invitation. Les personnes invitées porteront un autocollant sur leur chandail. Pour les autres, il faudra demeurer dans le portique ou sur le balcon. On espère que cette mesure sera assouplie dans les prochaines semaines, prochains mois », d’affirmer Irénée Girard.

Secteur ouest
En ce qui concerne le secteur ouest des paroisses, soit de Longue-Rive à Tadoussac/Sacré-Cœur, les églises n’ont pas encore procédé à leur réouverture.

La préparation que demandent les différentes mesures les oblige à retarder en juillet la tenue des premières messes et même plus tard pour Sacré-Cœur.

En ce qui concerne Longue-Rive, la date de réouverture était fixée au 6 septembre, mais elle a été devancée au 12 juillet. Les contraintes reliées aux mesures de la Santé publique demandent du temps de préparation pour l’équipe de bénévoles.

« Il y a une très forte demande des gens pour qu’on reprenne plus rapidement. Alors, nous les avons écoutés », dévoile Marjolaine Tremblay, la secrétaire de la fabrique Saint-Paul de Longue-Rive.

À la paroisse Saint-Marcellin des Escoumins, la première messe se tiendra le 26 juillet. L’église n’est pas prête à recevoir ses paroissiens tout en respectant les directives sanitaires, selon les informations divulguées par la fabrique.

Aux Bergeronnes, la fabrique Bon-Désir pense être en mesure de rouvrir les portes de son église la semaine prochaine. Une réunion entre les bénévoles a eu lieu ce mardi 30 juin afin de déterminer la date officielle de la réouverture.

Quant à la paroisse Sainte-Croix de Tadoussac, c’est le 5 juillet que les fidèles sont invités à la première célébration post-covid.

« Aussitôt que nous avons su que nous pourrions rouvrir notre église, d’emblée on savait que nous allions tout faire pour le faire le plus rapidement possible », admet Bertheline Boulianne, déléguée pastorale.

Elle a présentement quatre à cinq familles qui sont en attente de funérailles et qui «s’impatientent de pouvoir vivre une autre étape de leur deuil ».

Finalement, la fabrique de Sacré-Cœur-de-Jésus a pris la décision de ne pas ouvrir son église dans les conditions actuelles, annonce Claude Deschênes, délégué pastoral de Sacré-Cœur.

« Nous demeurerons en alerte et nous suivrons l’évolution de l’assouplissement des mesures. Nous nous voyons mal refuser des gens à l’entrée », conclut-il.

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