S’installer en région pendant la pandémie

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Par Johannie Gaudreault
S’installer en région pendant la pandémie
L’agente de migration Jeni Sheldon a rencontré la nouvelle arrivante Marine Hoibian afin de l’accompagner dans son déménagement en Haute-Côte-Nord. Courtoisie

Française d’origine, Marine Hoibian voulait vivre l’expérience de travailler en Haute-Côte-Nord. La pandémie de la COVID-19 ne l’a pas fait reculer grâce à l’agente de migration du Carrefour jeunesse emploi Haute-Côte-Nord (CJE HCN), Jeni Sheldon.

« L’aide de Jeni a fait une grosse différence », confirme-t-elle. Arrivée à Montréal en février, la jeune femme a rencontré Mme Sheldon lors du Salon de l’emploi et de la vie en région organisé par Place aux jeunes en région le 6 février.

« J’avais déjà un intérêt pour Tadoussac et ses baleines. Je voulais venir faire la saison en Haute-Côte-Nord à partir du printemps », raconte Marine. Mais, son amour pour la région l’a pousse à demeurer à long terme près « des baleines et de la nature grandiose ».

« Dès mon premier jour, j’ai trouvé l’endroit extraordinaire. C’est une super expérience que je suis en train de vivre. C’est sûr que c’est plus difficile de s’intégrer quand on n’a pas de connaissances, mais on s’adapte et j’ai de très bonnes conditions », souligne la nouvelle arrivante, qui s’est tout de suite trouvé un emploi comme agente aux communications pour le CJE Côte-Nord.

Celle-ci profite également du programme de parrainage mis en place par l’organisme au début de l’année. « J’adore ma marraine Valérie Busque. C’est une bouffée d’air frais pour s’intégrer dans la communauté. Elle s’assure tout le temps que mes besoins sont comblés », commente Marine.

Services

Afin de rendre le projet de déménagement plus rassurant, le CJE HCN offre des services à ceux qui sont intéressés à venir s’installer dans la région. « On peut fournir une aide financière pour le déménagement, aider avec la recherche de logements, gérer la partie logistique, les petits détails, ce qui enlève des sources de stress aux futurs résidents », explique Mme Sheldon.

La pandémie a tout de même eu des répercussions sur les services offerts. « On ne peut plus recevoir du monde en vrai comme pour les séjours exploratoires. Les entrevues doivent se faire virtuellement. On utilise la plateforme Zoom énormément ces derniers temps », explique l’agente de migration.

Un séjour exploratoire était prévu en mars, mais il a dû être annulé en raison d’une tempête de neige. Neuf candidats s’y étaient inscrits. « Il a fallu s’adapter, alors on organise un séjour exploratoire virtuel qui consistera en deux heures de présentation de la région avec des employeurs et l’ambassadrice Marie-Soleil Simard, entre autres », mentionne Jeni Sheldon.

De plus, les points de contrôle routier étaient un inconvénient pour les déplacements interrégionaux, selon Mme Sheldon.

« Avec Marine, je l’ai accompagnée pour obtenir les bons documents afin de passer aux barrages routiers. Ça l’a soulagée de savoir que je l’aidais avec ces détails logistiques. »

La crise de la COVID-19 n’a pas nui à l’arrivée de nouveaux arrivants en Haute-Côte-Nord, de croire l’agente de migration. « C’est assez stable pour l’intérêt de la région. Nous avons soutenu cinq migrations depuis le mois d’avril, précise-t-elle. Les gens ne sont pas découragés par la pandémie. »

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