Le Fudoshin Dojo s’adapte à la pandémie

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Par Johannie Gaudreault - Initiative de journalisme local
Le Fudoshin Dojo s’adapte à la pandémie
Les élèves du Fudoshin Dojo étudient désormais les armes anciennes telles que le bō qui leur permet de combattre à six pieds de distance. Photo : Courtoisie

Le Fudoshin Dojo des Escoumins s’adapte à la pandémie de COVID-19 et continue d’offrir ses services à la salle multifonctionnelle depuis le début septembre. Il offrira un stage de karaté à ses élèves les 11 et 12 décembre en compagnie du sensei Nick Miller, qui a passé le flambeau de la direction du dojo à Pierre Chamberland cette saison.

« Le stage s’adresse autant aux jeunes qu’aux adultes », mentionne M. Miller, instructeur de ceinture noire et fondateur du Fudoshin Dojo.

Le vendredi, de 18 h à 20 h, les adultes (12 ans et plus) sont attendus, le lendemain, tous les âges se réuniront de 9 h à 10 h 30. Par la suite, de 10 h 45 à 12 h et de 13 h 30 à 16 h 30, les plus âgés seront de retour.

Mesures sanitaires

La saison de karaté a pu reprendre en septembre dernier, après une pause de cinq mois en raison de la pandémie de la COVID-19, alors que le gouvernement du Québec a donné le feu vert à la reprise des sports de combat.

Des mesures sanitaires strictes doivent toutefois être respectées telles que la distanciation de deux mètres entre les karatékas ainsi que la désinfection des mains et pieds.

« On doit suivre le protocole de retour au jeu développé par Karaté Québec pour pouvoir pratiquer à nouveau le sport. Le dojo a donc rouvert ses portes au début septembre, mais on a dû effectuer quelques changements comme la diminution du nombre d’élèves pour respecter la distanciation sociale », explique Pierre Chamberland, directeur du Fudoshin Dojo, originaire des Escoumins.

Nouveauté

Les cours s’adressent donc désormais aux ceintures jaunes minimalement. Comme il ne peut y avoir d’affrontement, de compétition et de combat, Pierre Chamberland, instructeur de ceinture noire, a ajouté l’étude des armes anciennes telles que le saï (trident) et le bō (bâton).

« Il est même possible de combattre avec le bō puisqu’il est d’une longueur de six pieds. »

De plus, les leçons qui se donnaient à Forestville depuis l’automne 2019 n’ont pas repris.

« On avait beaucoup d’élèves de bas âge à Forestville (ceintures blanches) et il est plus difficile de faire respecter les mesures sanitaires et la discipline. Il aurait fallu être deux entraîneurs et Nick était souvent seul », soutient M. Chamberland.

Le Fudoshin Dojo compte donc une vingtaine d’élèves cette saison, tandis que l’an dernier, il en relevait 46 seulement aux Escoumins. Les cours se poursuivent à raison de deux fois par semaine et Pierre Chamberland demeure le seul instructeur. Toutefois, Nick Miller demeure « sa référence » pour tous les aspects du karaté.

« Il m’a aidé à fonder une école de karaté structurée et il m’a tout montré. Je peux aussi encore compter sur lui et on continue notre entraînement ensemble de façon personnalisée. C’est mon mentor », de conclure le nouveau directeur du Fudoshin Dojo.

Championnat provincial

Rappelons que le Fudoshin Dojo des Escoumins devait accueillir le championnat provincial de la Fédération internationale de karaté Shotokan (ISKF) le 11 avril dernier.

En raison de la pandémie, l’événement parmi tant d’autres a été annulé. Rien n’indique pour le moment qu’il sera reporté à l’an prochain. « On est en mode attente », dévoile Nick Miller.

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