Louise Milette, première femme à la tête du MTQ sur la Côte-Nord

Par Charlotte Paquet 10:56 AM - 07 janvier 2021
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Depuis son arrivée au ministère des Transports du Québec comme technicienne en travaux publics en 1998, Louise Milette en a gravi des échelons. Aujourd’hui, elle est à la tête de la direction générale de la Côte-Nord.

Des femmes à la tête du ministère des Transports dans les régions du Québec, il y en a peu, mais avec l’entrée en poste de Louise Milette sur la Côte-Nord, il y en a une de plus.

Depuis le 7 décembre, Louise Milette est devenue une Nord-Côtière d’adoption à titre de directrice générale à la direction régionale du ministère des Transports du Québec (MTQ). Elle est l’une des quatre femmes en selle dans les 12 régions.

La dame de 52 ans n’est cependant pas en terrain inconnu sur la Côte-Nord. Elle a résidé un an à Baie-Comeau en 1987-1988 dans le cadre d’une attestation d’études collégiales dans le programme inspection et contrôle en génie civil.

Le cégep de Baie-Comeau conserve d’ailleurs une place particulière dans son cœur puisque c’est là qu’elle a connu le père de son fils de 26 ans. « Je reviens aux sources », lance-t-elle, avant de blaguer en soulignant qu’elle trouvera peut-être un autre mari sur la Côte-Nord.

Pour en revenir à son cheminement scolaire, après avoir étudié à Baie-Comeau, elle a complété un diplôme d’études collégiales en génie civil.

Elle a ajouté un certificat en intervention psychosociale, un programme court de deuxième cycle en management public, un diplôme d’études supérieures spécialisées en administration publique et une maîtrise.

Gravir les échelons

Originaire de Trois-Rivières, Louise Milette a œuvré une dizaine d’années dans l’entreprise privée, en affaires dans le domaine de l’excavation avec son ex-conjoint et père de son fils de 26 ans.

En 1998, elle était embauchée par le ministère des Transports et tout au long de son parcours, elle gravira les échelons en abaissant parfois des barrières comme femme.

« J’ai toujours été dans un milieu d’hommes », affirme la nouvelle directrice générale du MTQ sur la Côte-Nord. Et ce n’est pas dans sa nouvelle région que ça changera puisque parmi ses quelque 300 employés, à peine 16 % sont des femmes.

En 22 ans, Louise Milette a travaillé dans plusieurs régions du Québec et à différents postes. « Mon parcours est très coloré », raconte celle qui aura été la deuxième femme dans les annales du MTQ à être promue chef des opérations, et ce, en 2008 au centre intégré de gestion de la circulation à Montréal. Il s’agissait de son premier poste de gestionnaire.

Tout juste avant de débarquer sur la Côte-Nord, elle était basée à Québec, où elle avait la responsabilité de la direction de l’exploitation routière pour la province.

« J’ai touché pas mal à tout au niveau du ministère des Transports », souligne celle qui se décrit comme une personne active, énergique, curieuse, structurée, humaine et ambitieuse. « Quand je suis arrivée au ministère des Transports en 1998 en tant que technicienne en travaux publics, je savais que je voulais monter dans l’organisation. »

La continuité

Louise Milette s’installe dans ses nouvelles fonctions avec l’objectif d’assurer la continuité. Dans un premier temps, elle a à s’approprier les dossiers et établir des contacts pour entretenir de bonnes relations avec le milieu, que ce soit les élus, les municipalités ou la Sûreté du Québec, entre autres. « Je suis en mode apprentissage. »

Une fois bien au fait des dossiers de la Côte-Nord et de ses 1 629 kilomètres aux particularités si différentes, elle travaillera à les faire cheminer et à consolider les actifs. La grande diversité des dossiers en région l’interpelle.

« Je suis ici pour avancer avec les équipes, avancer avec les parties prenantes, développer. C’est un très beau territoire, il y a beaucoup de belles choses. Je trouve aussi qu’il y a beaucoup d’entraide. J’aime beaucoup la région pour son côté humain », laisse-t-elle tomber, en soulignant que c’est ce qui l’avait marquée il y a une trentaine d’années et c’est ce qu’elle a retrouvé.

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