Confinement : le CISSS explique les risques pour la capacité d’hospitalisation

Par Charlotte Paquet 8:01 AM - 08 janvier 2021
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Le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord explique les raisons pour lesquelles la capacité d’hospitalisation pour les patients atteints de la COVID-19 présente des risques.

Malgré son faible nombre de cas actifs de COVID-19, la Côte-Nord devra se confiner samedi parce que sa capacité d’hospitalisation présente des risques, a expliqué le premier ministre du Québec, François Legault, mercredi. Mais qu’en est-il vraiment?

La région compte 10 lits destinés aux patients atteints du virus et nécessitant des soins actifs de courte durée, soit 5 à Sept-Îles et 5 à Baie-Comeau. Ces derniers temps, ils ont été utilisés à 50 %. Hier (jeudi), quatre personnes étaient hospitalisées.

« Cette faible capacité d’hospitalisation pourrait rapidement devenir problématique advenant une hausse des hospitalisations liées à la COVID-19 », fait remarquer Pascal Paradis, conseiller en communication au Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord (CISSS).

Aussi, du côté des soins intensifs, la Côte-Nord ne peut garder qu’un seul patient atteint du virus à Sept-Îles et un seul à Baie-Comeau pendant une période d’environ 24 heures. Ensuite, il devra être transféré dans un hôpital d’une autre région où il recevra des soins adaptés de façon plus prolongée.

La petitesse des équipes de soins chez nous est un autre élément relevé par le CISSS pour démontrer la fragilité de la situation, tout comme la pénurie de personnel et l’isolement de plusieurs communautés.

« Ces facteurs expliquent le confinement de la Côte-Nord, comme le reste de la province », conclut Pascal Paradis.

Rappelons que les élus de la Côte-Nord et des acteurs du milieu économique continuent de réclamer l’exclusion de la région du nouveau confinement, qui sera en vigueur du 9 janvier au 8 février. Avec 16 cas actifs de COVID-19 en date de jeudi, ils considèrent que les mesures draconiennes n’ont pas à être imposées chez nous. Ils demandent au gouvernement de réviser sa position.

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