Expropriations aux Bergeronnes: les citoyens demandent un sursis

Par Shirley Kennedy 10:00 AM - 02 mars 2021
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Photo : Courtoisie

Les propriétaires des quatre résidences concernées par les glissements de terrains ont rencontré des représentants de la Sécurité publique le 22 février en compagnie du maire des Bergeronnes et de la directrice générale.

La date butoir du 25 mars pour quitter les propriétés est toujours maintenue selon le maire Francis Bouchard, bien que la Sécurité publique évaluera les opportunités de repousser l’échéance.

En début de semaine dernière, la direction régionale du ministère des Transports (MTQ) a finalement répondu aux questions lui ayant été adressées une semaine plus tôt.

Selon Caroline Rondeau, conseillère en communication, l’étude amorcée il y a trois ans, a été réalisée grâce à la présence de surveillants routiers, un système d’alerte de mouvement de sol qui était déjà en place, et ce afin de transmettre les données au ministère à toutes les heures.

« Des tubes inclinomètres automatisés (sondes) installés à 100 mètres des résidences concernées, sont déjà en place afin d’être informés des mouvements de sols en profondeur (environ 60 mètres), qui sont les premiers indices d’un glissement de terrain. »

Aussi, des bornes GPS additionnelles seront ajoutées afin d’évaluer les mouvements de sols en surface, ajoute Mme Rondeau, qui réfute les allégations de certains expropriés, à l’effet que le trafic lourd pourrait avoir des impacts sur le signal envoyé aux appareils.

« Bien que perceptible par les citoyens, les vibrations causées par le trafic de poids lourds n’ont aucune incidence sur les résultats de l’étude », ajoute-t-elle.

En ce qui concerne l’éventualité qu’une 5e résidence soit expropriée afin de déplacer le tronçon concerné de la route 138, Caroline Rondeau estime que pour le moment, le ministère ne peut se prononcer sur une relocalisation ni sur un éventuel déplacement de route.

Municipalité

De son côté, le conseil municipal s’est réuni après la rencontre avec la Sécurité publique et les citoyens, afin d’étudier la possibilité de se prévaloir d’une contre-expertise.

Au moment d’aller sous presse, certains documents et informations ne permettaient pas à la directrice générale Véronique Lapointe, de convoquer une séance extraordinaire afin d’adopter une résolution à cet effet.

« Si nous obtenons les réponses et documents requis, nous respecterons le délai prescrit de 48 heures pour convoquer une séance, mais à ce moment-ci ce n’est toujours pas le cas », a-t-elle répondu au Journal Haute-Côte-Nord.

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