Des mères d’accueil au grand cœur

Par Johannie Gaudreault 8:00 AM - 08 mai 2021
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En ce début du mois de mai, on se prépare à célébrer la Fête des mères. Quand on pense à cet événement toujours souligné le deuxième dimanche de mai, il nous vient à l’esprit de faire valoir l’apport exceptionnel des mamans qui ont créé la vie, mais il ne faut pas oublier les mères d’accueil qui, elles aussi, font un travail plus qu’exemplaire.

C’est notamment le cas de Jany Gallant et Annick Savard à Forestville. Depuis qu’elles sont devenues respectivement famille d’accueil et famille d’accueil de proximité, la Fête des mères a pris un tout autre sens.

« Les enfants, qu’ils soient biologiques ou non, nous transmettent tellement d’amour que je me trouve privilégiée de les avoir dans ma vie. Je suis fière d’avoir créé un lien aussi fort avec eux et de sentir que je fais une différence, que je leur apporte du bonheur », soutient Annick, qui exerce cette vocation depuis cinq ans maintenant.

Quant à Jany, elle s’est lancée tête première dans l’aventure de famille d’accueil il y a bientôt trois ans. « C’était tout réfléchi. J’ai fait mes démarches par moi-même, mais c’est un défi qui m’intéressait énormément et jusqu’à maintenant, je me considère plus que comblée », dit-elle.

Être une mère demande beaucoup de sacrifices, c’est la même chose pour les mères d’accueil. Les deux femmes n’ont pas vu leur rôle de maman changer puisqu’elles doivent fournir les mêmes efforts afin d’aider les enfants qu’elles accueillent.

« Même si ce n’est pas toujours facile et qu’il faut donner tout ce que l’on a, ça vaut tellement la peine. Ils me remplissent de fierté au moindre petit accomplissement », commente Mme Savard.

« Pour moi, mon rôle de mère n’a pas changé. Je m’occupe des enfants qui me sont confiés comme c’était les miens. Je veux qu’ils se sentent comme chez-eux », affirme Mme Gallant.

Les Forestvilloises se sentent accomplies et, par leur affection, leur encadrement, leur dévouement, elles souhaitent apporter un brin d’espoir pour le présent et l’avenir de leurs petits.

« C’est une vocation gratifiante, qui peut être difficile émotivement, quand on pense aux moments où on doit laisser partir un enfant, mais qui fait du bien », estime Jany Gallant.

« Pour moi, l’important c’est d’aider les enfants. Le bien paraître, l’estime de moi, ce n’est pas ce qui compte. Oui, ils me donnent de l’amour, ils me font du bien eux aussi. Mais ce qui est primordial, c’est eux. C’est tout ce qui m’importe », dévoile Annick Savard.

Les deux mamans d’accueil espèrent continuer encore longtemps à jouer leur rôle et n’ont pas l’intention d’arrêter de sitôt.

Elles encouragent d’ailleurs les familles intéressées à s’informer convenablement avant de se lancer dans un tel défi. « Mais je leur dis allez-y! Il y a une grande demande et les enfants ont besoin de vous. Je ne regrette vraiment pas mon choix », de conclure Jany Gallant.

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