L’œuvre de Thérèse Rioux soulignée dans la revue Québec-Folklore

Par Johannie Gaudreault 2:00 PM - 04 août 2021
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La revue Québec-Folklore de juillet-août consacre ses premières pages à la carrière musicale de Thérèse Lévesque-Rioux, résidente de Forestville.

La carrière musicale de la violoniste de renom Thérèse Lévesque-Rioux, résidente de Forestville, est à l’honneur dans l’édition juillet-août de la revue Québec-Folklore. Toute l’histoire de la reine du violon y est dévoilée avec des clichés d’hier à aujourd’hui.

C’est grâce aux recherches de Steeve Godin de Rimouski et au livre de Micheline Boucher Sirois de Forestville, publié en 2008 et intitulé Thérèse Lévesque-Rioux, musicienne, femme et maman, que cinq pages sont consacrées à la grande dame de la musique folklorique.

« Thérèse a vu le jour le 14 mai 1930 à la maternité Saint-Vincent-de-Paul à Québec et c’est M. Adélard Lévesque qui viendra la chercher. Un incendie de ferme en 1929 dans lequel M. Adélard Lévesque, qui allait devenir son père adoptif, sera blessé, et une promesse à la Sainte Vierge de la part de sa mère Angèle, sont à l’origine de son arrivée. Sa nouvelle famille compte déjà six enfants et c’est à Saint-Gabriel-de-Rimouski que sa belle aventure commence », est-il relaté.

Mme Lévesque-Rioux s’est intéressée au violon très tôt dans sa jeunesse.

« Alors qu’elle avait environ trois ans, elle s’assoyait dans l’escalier de la maison avec des petits bois qui lui servaient de violon, raconte-t-on. Elle reelait et tapait du pied pour imiter les musiciens. Alors son père a remarqué qu’elle avait un goût pour la musique et lui acheta un petit violon qu’il paiera alors 15 $. »

Le 28 septembre 1948, elle épouse M. Wilfrid Rioux en l’église de Saint-Gabriel-de-Rimouski. Après le mariage en 1948, et comme il était d’usage à l’époque, elle portera le nom de Thérèse Rioux.

Durant sa carrière, elle aura l’honneur de se produire et de travailler avec les plus grands, dont entre autres La Bottine souriante, Jean Grimaldi, La famille Soucy, Paul Bossé, Ti-Blanc Richard, Keven DesRosiers, Paul Cormier (Monsieur Pointu), Denys Daigneault et Jean Collard.

Plus récemment, plusieurs artistes lui ont rendu hommage en produisant des enregistrements musicaux ou encore lors de spectacles hommages.

C’est à l’âge de 42 ans qu’elle sera connue sous le nom de « Reine du violon » alors qu’elle remporte la première place lors de la deuxième édition du Concours annuel de violoneux et d’accordéonistes à l’hôtel Le Relais de Saint-Liboire.

L’hôtel fut incendié depuis. Quelque 1200 spectateurs étaient présents et 75 personnes, toutes catégories confondues, y participaient.

À son arrivée sur la Côte-Nord à Forestville en 1983, elle a animé pendant cinq ans des Rencontres Folkloriques qui ont réunies tous les grands noms de la musique québécoise et canadienne. D’autres activités sociales ont pris beaucoup de son temps.

Aujourd’hui âgée de 91 ans, Mme Rioux continue à l’occasion, de jouer du violon dans sa demeure à Forestville.

Deux de ses enfants, Roger et Nelson, s’occupent de l’entreprise Wilfrid Rioux & Fils. Le bureau de cette entreprise de produits forestiers est situé à Forestville.


La violoniste de renom Thérèse Lévesque-Rioux a enregistré sept albums, dont celui-ci en 1983. Photo : Courtoisie

Une voisine formidable

Micheline Boucher Sirois est honorée d’avoir été la voisine de Thérèse Lévesque Rioux pendant 10 ans. C’est lorsqu’elle a été malade en 2007 et qu’elle était à l’hôpital que l’écrivaine lui a promis d’écrire son histoire si elle guérissait.

« Ce n’est sûrement pas pour cela qu’elle a guéri, mais j’ai tenu ma promesse », se souvient Mme Boucher Sirois, qui n’avait jamais écrit l’histoire de quelqu’un d’autre.

Le livre a finalement vu le jour et il a été vendu à 125 exemplaires. Il n’y en a plus sur le marché actuellement. Pour le lancement, une grande fête a été organisée réunissant une centaine de personnes de partout au Québec.

La Forestvilloise, qui s’est démarquée à plusieurs reprises au niveau de l’écriture, était bien heureuse de prêter ses mots à la revue Québec-Folklore pour rendre hommage à son ancienne voisine, au talent exceptionnel.

« Je lui ai téléphoné au début du mois. Elle avait reçu le magazine, mais elle ne l’avait pas lu encore. Elle était très contente de cet honneur au niveau provincial », affirme Micheline Boucher Sirois.

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