Vaccination obligatoire : l’APTS « abasourdie » par le plan du gouvernement

Par Steeve Paradis 10:43 AM - 08 septembre 2021
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L’APTS croit que d’éventuelles suspensions d’employés du réseau de la santé pour refus de se faire vacciner contre la COVID-19 fera du tort au réseau, déjà surchargé. Photo iStock

L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) se dit « abasourdie » par le comportement du gouvernement, qui d’un côté impose la vaccination à son personnel de la santé et qui, de l’autre, ne prévoit pas de plan B si le nombre d’employés suspendus ou réaffectés par refus de se faire vacciner entraîne des bris de services.

Dans un communiqué, le syndicat assure également être « consterné » que le ministre de la Santé et des Services sociaux « n’ait pas évalué l’impact de ce manque de main-d’œuvre sur une surcharge de travail qui atteint des niveaux inégalés, accentuant ainsi l’exode du personnel vers le secteur privé ».

On se rappellera que mardi, le premier ministre François Legault a annoncé que la vaccination contre la COVID-19 sera obligatoire pour tous les travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux d’ici le 15 octobre. Celles et ceux qui ne voudront pas se plier à cette exigence risquent une réaffectation dans un autre poste ou une suspension sans solde.

En ce qui concerne cette vaccination obligatoire, l’APTS dit déplorer la décision, « préférant de loin la persuasion à la contrainte pour augmenter le taux de couverture vaccinale ».

Finalement, l’organisation syndicale se dit particulièrement inquiète pour les personnes plus vulnérables, dont la santé et la sécurité pourraient être en danger en raison d’un bris de services.

« On manque de monde en santé mentale, dans les centres jeunesse, dans les salles d’imagerie médicale, dans les laboratoires. (…) Que fera-t-on lorsqu’il n’y aura personne pour traiter un signalement à la DPJ ou pour prendre soin d’une personne dépressive? Combien de temps une femme devra-t-elle attendre pour une mammographie afin de dépister un cancer potentiel?

« C’est pour cela qu’avant d’annoncer une mesure aussi drastique, nous aurions aimé que le gouvernement fasse ses devoirs et présente un plan, crédible, pour faire face à la situation », a conclu le président par intérim de l’APTS, Robert Comeau.

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