Chasse à l’orignal : 267 bêtes abattues en HCN

Par Johannie Gaudreault 2:00 PM - 19 octobre 2021
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Dave Savard et Henri Sirois-Deschênes (absent sur la photo) ont mis la main sur le 109e trophée récolté sur le territoire de la zec de Forestville. La conjointe de M. Savard, Katy Houde et ses deux filles, Océane et Koraly Jean, étaient très fières de poser avec le trophée. Photo : Zec de Forestville

Les chasseurs étaient nombreux dans les forêts de la Haute-Côte-Nord pendant les deux semaines de chasse au gros gibier, soit du 25 septembre au 11 octobre pour la zone 18. Les cinq zecs du territoire ont enregistré un total de 267 bêtes abattues, un bilan impressionnant, mais qui ne dépasse pas les records.

Comme chaque année, la frénésie de la chasse à l’orignal s’est fait sentir dans toutes les municipalités. Les épiceries étaient remplies, les camions avec quad étaient présents en grand nombre et l’attente au traversier était aussi de la partie.

À la zec de Forestville, la directrice générale, Catherine Simard, parle d’un bilan très satisfaisant. « Les résultats provisoires nous donnent espoir sur la reprise de l’intérêt de l’exploitation faunique puisque le nombre de chasseurs est en hausse », soutient-elle.

Selon cette dernière, l’année 2018 a vu chuter la présence de chasseurs sur le territoire de la zec de Forestville. « On était autour de 580 dans les années antérieures et en 2018, on est tombé à 529. On voit maintenant que ça augmente (601 en 2020 et 633 en 2021), ce qui est une bonne nouvelle », estime Mme Simard.

Un total de 112 orignaux a été récolté par les chasseurs, ce qui ne dépasse pas le record atteint en 2019 qui s’élevait à 118. Notons que cette année, tout comme en 2019, il était possible de capturer tant les femelles, les veaux et les mâles.

« Une équipe sur 3 a rapporté une bête, ce qui équivaut à un taux de succès de 35 %, excellent pour ce type de chasse. Le bilan indique aussi que les gens passent de plus en plus de temps en forêt lors de la chasse, ce qui est plutôt positif pour nous et pour les chasseurs qui profitent de ce temps d’arrêt de la routine », poursuit la directrice générale.

L’an dernier, alors que seulement les mâles avec bois étaient autorisés, les chasseurs de la zec de Forestville avaient réussi à mettre la main sur 78 d’entre eux, surpassant le dernier record de 71 bêtes qui datait de 2016.

Dans le nord de Forestville, à la zec de Labrieville, quelque 21 équipes de chasseurs ont réussi à obtenir leur trophée, dépassant de trois bêtes le résultat de l’année précédente. Du côté de Longue-Rive, à la zec d’Iberville, 52 orignaux ont été sortis de la forêt, comparativement à 32 en 2020.

En ce qui concerne la zec Nordique, aux Escoumins, les résultats au tableau dévoilent 33 bêtes abattues, ce qui surpasse ceux de l’an passé qui s’élevaient à un total de 22 mâles avec bois.

À Sacré-Cœur, les chasseurs de la zec Chauvin ont eu jusqu’au 15 octobre pour réussir à attraper leur bête puisqu’elle est située dans la zone 28. Le bilan faisait état de 49 mâles, femelles ou veaux enregistrés au moment de passer sous presse tandis qu’en 2019, 56 orignaux avaient été récoltés.

Rappelons qu’une année sur deux, la capture des mâles, des femelles et des faons est permise dans les zones 18 et 28.

Les données de 2019, année lors de laquelle tous les genres d’orignaux étaient permis, font état de 759 mâles adultes, 598 femelles adultes et 68 faons capturés sur le territoire de la zone 18.

Ces chiffres diminuent à 948 orignaux en 2020, la plus importante récolte jusqu’à maintenant lors d’une année restrictive, c’est-à-dire dédiée uniquement aux mâles avec bois.

Concours de panaches

Pour une deuxième année consécutive, la zec de Forestville n’a pas organisé la traditionnelle Fête du chasseur ni son concours de panaches, et ce, en raison de la pandémie de la COVID-19.

Toutefois, les chasseurs voulaient exposer leur trophée ont eu l’opportunité de le faire au bar Le Blaquière de Forestville qui a remis 2 000 $ en prix.

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