Trois journées de grève pour certains CPE de la Côte-Nord

Par Vincent Rioux-Berrouard 11:57 AM - 2 novembre 2021
Temps de lecture :

Les éducatrices en CPE ont manifesté sur le boulevard Laure à Sept-Îles ce mardi. Photo CSN Côte-Nord

Les travailleuses et travailleurs des centres de la petite enfance (CPE) de la Côte-Nord affiliés à la CSN sont en grève jusqu’à jeudi.

Par cette action, elles veulent mettre de la pression sur le gouvernement pour accélérer les négociations.

Cette grève affectera des CPE à Sept-Îles, à Baie-Comeau et à Fermont.

Ce mardi matin, une marche était organisée à Sept-Îles sur le boulevard Laure. Les éducatrices de Sept-Îles se rendront à Port-Cartier ce mercredi pour soutenir leurs collègues du CPE Touchatouille qui sont en grève générale illimitée depuis le 13 octobre.

À Baie-Comeau, les éducatrices seront devant leur établissement respectif ce mardi et ce jeudi. Elles se rassembleront ce mercredi en avant-midi devant le CPE Les P’tits Bécots.

Les offres présentées jusqu’à présent par le gouvernement sont jugées insuffisantes par la partie syndicale.

« Accepter ce que le gouvernement nous offre et signer une entente à rabais sont les pires choses que nous pourrions faire en ce moment. Ça ferait en sorte que les travailleuses continueraient d’être surchargées, qu’elles continueraient d’être sous-payées, et qu’elles continueraient de quitter leur emploi », affirme le président du Conseil central Côte-Nord de la CSN, Guillaume Tremblay.

Julie Pellerin, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des CPE de la Manicouagan, explique que les enjeux de cette négociation tournent autour de la rémunération, du soutien pour les enfants à besoins particuliers, le respect des ratios d’enfants par éducateur ou éducatrice et la surcharge de travail.

Les éducatrices affiliées à la CSN avaient tenu une première journée de grève le 24 septembre et deux autres les 14 et 15 octobre. À la fin de l’été, elles se sont dotées d’un mandat de 10 jours de grève.

Bien que conscient que de telles actions causent des problèmes aux parents, il s’agit d’un mal nécessaire selon le syndicat.

« Il est très malheureux que les parents aient à subir les conséquences de l’obstination du gouvernement, mais c’est un mal nécessaire si l’on veut sauver le réseau. Mieux vaut être fermés pour trois jours que fermés pour toujours », indique Stéphanie Tanguay, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des CPE de Sept-Îles.

À lire également

Qui recherche la lune, ne voit pas les étoiles

La Nord-Côtière, coopérative forestière des Bergeronnes, publie ses 50 ans d’histoire sur papier

L’achat local encore prôné en Haute-Côte-Nord pour le temps des Fêtes

Horizon

Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.

Horizon

Vingt chroniques plus tard… je crois bien que la Côte-Nord m’a eue pour de bon.

Présenté par Tourisme Côte-Nord
Horizon

Et si votre prochaine journée spa… commençait les pieds dans la vase ?

Présenté par Tourisme Côte-Nord
Horizon

Qui aurait cru que l’on pouvait visiter une ferme… en pleine mer ?

Présenté par Tourisme Côte-Nord
Horizon

Des icebergs sur la Côte-Nord ? Oui, et c’est probablement l’un de nos plus grands secrets.

Présenté par Tourisme Côte-Nord
Horizon

Et si la plus belle façon de découvrir la Côte-Nord était d’écouter ceux qui l’habitent depuis toujours ?

Présenté par Tourisme Côte-Nord
Horizon

Qui aurait cru qu’on pouvait dormir dans un château sur la Côte-Nord ?

Présenté par Tourisme Côte-Nord