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Parcourir la Côte sur deux roues

Par Ann-Édith Daoust 11:59 AM - 06 juillet 2022
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Denis VIlleneuve, directeur général bénévole de la Corporation de la Véloroute des Baleines.

Denis Villeneuve est né en 1960 à Baie-Comeau. Du plus loin qu’il se souvienne, il a toujours beaucoup aimé le vélo.

« Je suis un gars du quartier Saint-Georges à Baie-Comeau. Quand je voulais aller en ville, il fallait descendre la grande côte et la remonter après. Mon père m’avait acheté un vélo à trois vitesses avec les poignées Mustang et le siège banane avec les brillants bleus dedans. J’étais le roi de la route. » – Denis


C’est à l’âge adulte qu’il découvre le vélo de route et commence à faire des voyages un peu partout dans le monde. En 1998, il traverse le Canada à vélo avec deux amis. Le sentiment de liberté, le contact avec la nature et l’exercice physique que procurent les randonnées sur une longue distance sont des éléments qui nourrissent sa passion pour le vélo.

Le sentier en poussière de pierre réalisé par la Corporation Véloroute des Balaines reliant Pointe-aux-Outardes à Pointe-Lebel.

À sa retraite, ayant travaillé 30 ans dans le secteur de l’aluminerie en ingénierie, Denis Villeneuve décide, avec une quinzaine de personnes, de fonder la Corporation de la Véloroute des Baleines, inspirée de la Véloroute des bleuets située au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le premier objectif est de sécuriser les routes et promouvoir le sport. C’était en 2009. Aujourd’hui, des sentiers ont été aménagés, des ateliers de sensibilisation à la sécurité des cyclistes sont offerts dans les écoles et un service de transport de bagages durant les mois de juillet et août a été développé pour les touristes. C’est parti du besoin personnel de Denis Villeneuve de s’offrir une région à découvrir en vélo, de façon sécuritaire entre Tadoussac et Kegaska et c’est devenu le projet de toute une communauté bénévole.

« Si on attire 10 % de ce que la Véloroute des bleuets attire, c’est plus d’un million de dollars de retombées touristiques annuelles dans la région. » – Denis

Un des sentiers prisés par les cyclistes visitant la péninsule de la Manicouagan est celui reliant Pointe-Lebel et Pointe-aux-Outardes sur une piste de poussière de roche. Il est possible de réaliser une randonnée de 55 km autour de la péninsule ou de simplement faire le trajet aller-retour entre les municipalités pour profiter des paysages et s’offrir une pause lunch en empruntant un sentier défriché par les bénévoles de la Corporation, qui donne sur une plage de sable fin. Chaque année, Denis parcourt ce trajet seul avec son traditionnel sandwich aux oeufs comme repas. Une randonnée qui lui permet de se ressourcer à tout coup.

Les charmes de la Pointe

Le fleuve Saint-Laurent à marée haute à Pointe-aux-Outardes.

Pointe-aux-Outardes fait partie de la péninsule de la Manicouagan qui regroupe Chute-aux-Outardes, Ragueneau et Pointe-Lebel. Située à 25 minutes de Baie-Comeau, cette terre en forme de botte qui rappelle l’Italie et qui pointe vers le fleuve Saint-Laurent est prisée pour ses plages de sable infini, son sentier de vélo, son argile marine recherchée et son parc nature qui abrite neuf écosystèmes. Des nichoirs géants ont été construits pour permettre aux amateurs de camping rustique de dormir au chaud, tout en étant bercés par le chant des oiseaux. Les amateurs de biophilie seront comblés.

Marcher dans la diversité

Les divers points de vue qu’on trouve au Parc nature de Pointe-aux-Outardes.

Une forêt boréale, un marais salé, des dunes de sable, une forêt de pin rouge, un jardin d’oiseaux, une tourbière sont quelques-uns des écosystèmes qu’il est possible de visiter au Parc Nature Pointeaux-Outardes en empruntant ses quatre sentiers aménagés. Marcher dans cette diversité, c’est toucher la vulnérabilité et la force d’une nature abondante et évolutive.

Le parc est situé dans la Réserve mondiale de la biosphère de l’Unesco Manicouagan-Uapishka et ses neuf écosystèmes différents sont essentiels à la préservation du fleuve Saint-Laurent. Un parcours d’énigmes est organisé pour ceux et celles qui souhaitent en apprendre davantage sur l’histoire du parc et de la pointe. C’est l’endroit idéal pour apprendre, contempler, s’arrêter, observer, profiter.

40 ans d’engagement

Denis Cardinal, directeur général du Parc nature de Pointe-aux-Outardes.

Denis Cardinal est natif de Pointe-aux-Trembles. Il est venu effectuer une technique d’aménagement cynégétique et halieutique au Cégep de Baie-Comeau en 1978. Il y a 40 ans, il travaillait à la création du Parc Nature de Pointe-aux-Outardes. La biodiversité des lieux l’impressionne encore aujourd’hui. Parcourir le parc avec lui, c’est se faire raconter le rôle de chaque écosystème, découvrir plusieurs plantes et petits fruits au passage, en apprendre sur les activités offertes et les projets qu’il porte avec son équipe. Il y a 10 ans, il est devenu directeur général de l’organisme de bienfaisance, afin de mettre en place un plan de relance puisque la survie du parc était menacée. Depuis, il vogue de projet en projet en tentant d’assurer la pérennité de l’organisation.

« Si je persiste encore aujourd’hui à m’impliquer et à essayer de protéger ça, c’est pour les petits-enfants. Qu’ils puissent en profiter et que ça existe encore un parc avec autant de richesses et d’écosystèmes. » – Denis Cardinal

En 10 ans, le nombre de visiteurs est passé de 1 800 à 17 700, selon le directeur général. Comme beaucoup d’organismes à but non lucratif, les défis demeurent grands en matière de financement récurrent. Les activités doivent être novatrices afin de préserver, protéger et valoriser les milieux naturels du parc qui demeure un employeur important pour les jeunes. Fréquenter le parc nature, c’est aussi encourager le maintien d’une organisation importante pour la communauté locale.

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