L’Union des producteurs agricoles invite à manger local sur la Côte-Nord

Par Renaud Cyr 2:21 PM - 01 septembre 2022
Temps de lecture :

Plus de 50 personnes ont assisté au dîner préparé par le chef Jean-Luc Boulay. Photo courtoisie

C’est le 30 août que l’Union des producteurs agricoles (UPA) de la Capitale-Nationale-Côte-Nord organisait la tournée Mangeons local plus que jamais! L’entreprise apicole Herbamiel de Sacré-Cœur était représentée lors du dîner champêtre concocté par le chef Jean-Luc Boulay à la ferme OhBio.

L’ambassadrice de l’événement, l’actrice et animatrice Vanessa Pilon, était de passage dans la Capitale-Nationale où elle a pu visiter trois installations agricoles : l’entreprise spécialisée en élevage de canards Les Canardises de Saint-Ferréol-les-Neiges, la ferme maraîchère Ferme Jean-Pierre Plante OhBio de l’Île d’Orléans et la toute première cidrerie implantée sur l’Île d’Orléans, la cidrerie Bilodeau.

L’ambassadrice a également eu la chance de se faire servir un dîner trois services concoctés par Jean-Luc Boulay, chef-propriétaire de restaurants, dont le St-Amour à Québec.

Cinq autres fermes de la région se sont jointes au dîner champêtre : la ferme Lupin Fruit des Éboulements, Champignons Charlevoix de La Malbaie, Insectes Intrinsekt de Québec, la ferme La Traditionnelle de St-Marc-des-Carrières et Herbamiel, l’entreprise d’apiculture artisanale de Sacré-Cœur.

Le but de cette tournée est de valoriser la profession de producteur agricole sous toutes ses formes, et de faire découvrir à la population les dessous du métier et les produits qui y sont associés.

« Les producteurs agricoles de la Capitale-Nationale et de la Côte-Nord sont fiers d’offrir aux consommateurs une grande variété de produits qui traduisent tout leur passion pour l’agriculture », déclare le Longue-Rivois Yves Laurencelle, président de la Fédération de l’UPA Capitale-Nationale-Côte-Nord.

Une application mobile

L’application mobile Mangeons local! établie en 2020 répertorie les producteurs de partout dans la province. On peut y trouver plus de 200 points de vente comme des fermes, des marchés publics, des transformateurs et des restaurants participant au programme Aliments du Québec dans la région de la Capitale-National-Côte-Nord.

« C’est arrivé durant la pandémie. On voulait établir des points de vente pour la population, étant donné que les restaurants à qui les producteurs vendaient leurs produits ont fermé », évoque Catherine Vigneault, conseillère en communications et vie démocratique à l’UPA.

Plusieurs intervenants accompagnaient les producteurs dans leur visite des installations, comme des administrateurs et fonctionnaires de l’UPA, de la Financière agricole, du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, notamment. « Le but était de les initier à l’achat local et au fait d’acheter des produits de chez nous », explique Mme Vigneault.

Les producteurs étaient invités à décrire leur entreprises lors de la visite à la ferme OhBio. Alice Moreux est responsable de projet pédagogique chez Herbamiel. Photo courtoisie

Herbamiel pour dessert

Le miel de l’apicultrice Marie-Pierre Fortier, propriétaire de Herbamiel situé à Sacré-Cœur, s’est retrouvé dans le dessert du repas de Jean-Luc Boulay. Le chef a utilisé le miel dans la concoction de son pavlova orné de fraises et de framboises.

Durant la visite à la ferme OhBio, Herbamiel a pu faire étalage de ses produits. « Tout le monde était intéressé, on a vendu beaucoup de pots de miel et aussi beaucoup de savons », raconte Alice Moreux, responsable de projet pédagogique chez Herbamiel présente lors de la tournée.

« J’ai adoré ma journée, ça m’a introduit à différentes sortes de produits », explique Mme Moreux. Même enthousiasme du côté de Catherine Vigneault : « C’était fabuleux comme journée », déclare-t-elle.

L’UPA Capitale-Nationale-Côte-Nord, fort de son succès, prépare déjà des plans pour l’été prochain. « On veut faire des activités portes-ouvertes chez les producteurs », divulgue Mme Vigneault. « On sait que c’est pas toujours facile de se procurer des légumes frais sur la Côte-Nord et la population va pouvoir connaître les producteurs de sa région ainsi que leurs produits », renchérit-elle.

Partager cet article