Le Morillon en mode recrutement

Par Renaud Cyr 7:15 AM - 9 juin 2023
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Le sentier polyvalent Le Morillon des Bergeronnes accueille les randonneurs et les skieurs à l’année.

Les membres restants de l’organisation du sentier polyvalent Le Morillon des Bergeronnes souhaitent combler les places manquantes sur le conseil d’administration et donner une nouvelle direction pour en faire bénéficier le maximum de gens possible, non seulement au village, mais dans toute la région.

Le décès de Robert Larouche, un des premiers instigateurs du Morillon, en avril 2023, a précipité le départ de près de la moitié des membres du conseil d’administration, dont la femme du défunt, Claudette Viens, impliquée depuis plus de 20 ans.

« Mais même avant qu’il ne tombe malade, Robert pensait à quitter la présidence du Morillon », explique Sarah Côté, membre du conseil d’administration.

Le Morillon tiendra son assemblée générale annuelle le 12 juin, et souhaite impliquer de nouvelles têtes « soit sur le conseil d’administration ou en tant que bénévoles », espère Mme Côté.

« Leur départ n’est pas nécessairement lié à un manque d’intérêt, mais ils voulaient se tourner vers d’autres projets et passer ça à quelqu’un d’autre », détaille-t-elle.

Robert Larouche et Claudette Viens, instigateurs de première heure du sentier Le Morillon des Bergeronnes. Photo Archives

L’histoire d’une institution

Robert Larouche rencontre Nelson Boisvert, alors responsable de l’aménagement du Parc marin Saguenay–Saint-Laurent au milieu des années 1990.

Ce dernier fait part à Robert Larouche de l’intérêt du Parc marin à chercher des partenaires pour donner des lieux terrestres d’observation du fleuve, et une première phase de trois kilomètres voit subséquemment le jour près de la piste d’atterrissage des Bergeronnes.

« Au départ le sentier devait juste être une petite boucle, pour que les gens puissent marcher et faire du ski », explique Sarah Côté.

Au fil des années, des partenariats et des ententes voient le jour avec les propriétaires des terres sur lesquelles les deux autres phases de construction passeront.

Aujourd’hui, le sentier de 16 kilomètres lie ensemble la piste d’atterrissage, les rues de la Mer et de la Savane, le camping Bon-Désir et débouche à l’est sur la rue Otis aux Escoumins.

Achalandage important

Le Morillon accueille son lot de visiteurs durant chaque saison. « Nous ne connaissons pas l’achalandage réel, mais si on se fie aux cartes de membres des skieurs, nous avons environ 120 membres durant l’hiver », précise la bénévole.

« Et c’est sans compter les gens qui ne prennent pas leur carte. L’été avec le camping à proximité, le sentier est très fréquenté par les touristes et les locaux », rapporte-t-elle.

« Je croise des gens de partout sur le sentier quand j’y vais, autant de Tadoussac, des Escoumins, de Sacré-Cœur et même de Forestville et de l’est du territoire », de faire savoir l’administratrice.

Pour pas que la forêt ne reprenne le dessus sur le sentier, l’équipe du Morillon veut faire parvenir un projet à la MRC.

« Nous allons redéposer le projet dans le cadre de l’Entente de développement culturel, car nous voulons retravailler certaines sections du sentier qui avec le temps ont subi de légers dégâts et remettre de l’ordre dans la signalisation et le balisage », explique Sarah Côté.

« Nous voulons le garder en vie le plus longtemps possible et qu’il soit du même coup sécuritaire pour les usagers », ajoute-t-elle.

Retour du cyclisme en piste

Le sentier, qui était autrefois cyclable, est maintenant interdit aux vélos. Pour Sarah Côté, il importe de mettre en place un espace cyclable autre que la route 138.

« Éventuellement, je crois que ça serait vraiment important de remettre le processus en branle pour transformer des sections en piste cyclable. Avec des enfants, c’est dangereux d’aller faire de la bicyclette sur l’autoroute », exprime-t-elle.

« Surtout avec le projet de location de vélos électriques aux Bergeronnes et qui sont déjà disponibles dans d’autres municipalités, il serait vraiment logique et pertinent que le sentier devienne un endroit pour circuler en vélo », illustre la jeune mère de famille.

Vers la nouveauté

Le conseil d’administration est également à la recherche de nouvelles idées à implanter en parallèle des efforts de pérennisation du sentier.

L’organisation dit être ouverte à toutes sortes d’activités, de la cueillette de champignons à l’observation de la faune et de la flore.

« On peut voir plus loin que juste garder le sentier fonctionnel. Il y a matière à ajouter d’autres activités et d’autres pratiques dans le sentier et nous sommes ouverts à tout », note-t-elle.

« Des possibilités avec le Morillon, il y en a à l’infini », affirme-t-elle.

Ces efforts pourraient même profiter aux autres organismes du village : « Je sais que les écoles primaire et secondaire souhaiteraient que le sentier rejoigne leur piste d’athlétisme pour que les jeunes puissent partir en ski de fond ou en fatbike de l’école par exemple », explique l’administratrice.

« C’est important qu’on tienne le sentier en vie et qu’on l’amène plus loin, car c’est un gros morceau de notre village », conclut-elle.