Entretien JDG : une nouvelle entreprise en effervescence

Par Renaud Cyr 6:30 AM - 19 juillet 2023
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La nouvelle entreprise de Justin Dupont-Gauthier offre une multitude de nouveaux services qui n’étaient pas disponibles auparavant dans la région.

Tout semble sourire à Justin Dupont-Gauthier, qui a mis sur pied sa propre entreprise d’entretien horticole au printemps. Les contrats se multiplient pour le jeune entrepreneur de Sacré-Cœur, dont le regard est déjà tourné vers l’avenir.

C’est avec d’importantes aides financières de la MRC de la Haute-Côte-Nord, de la Société d’aide au développement de la collectivité, de la Caisse populaire Desjardins et de la bourse Sacré-Cœur en croissance qu’Entretien JDG a vu le jour en avril de cette année.

Rencontré lors de la réalisation d’un contrat d’aménagement extérieur, le jeune entrepreneur s’affairait à nettoyer et organiser les plates-bandes d’un particulier.

« C’est une grosse période en ce moment. Du mois de mai à aller jusqu’à maintenant, je n’ai pas eu le temps d’arrêter », déclare-t-il d’entrée de jeu.

Justin Dupont-Gauthier a embauché une employée à temps partiel pour le soutenir durant la période achalandée où la nature affiche ce qu’elle a de plus coloré et agréable devant les demeures de notre région.

Entretien JDG se déplace de Sacré-Cœur aux Escoumins pour l’entretien horticole, et Justin Dupont-Gauthier veut miser sur le lavage des vitres pour se déplacer plus à l’est du territoire.

Détermination à en revendre

L’administration est d’ailleurs devenue l’apanage de l’entrepreneur qui réussit à tout ficeler en parallèle de ses tâches sur le terrain.

« Je n’ai pas étudié là-dedans du tout. Mais comme tout, ça s’apprend », indique-t-il avec le sourire.

Justin Dupont-Gauthier a réalisé un diplôme d’études professionnelles en horticulture et jardinerie au centre de formation professionnelle Fierbourg à Québec il y a 6 ans, et est revenu s’établir dans la région.

« La ville avait quelque chose de trop impersonnel pour moi. J’ai toujours été dans le coin, et je suis bien », explique-t-il.

Le Sacré-Cœurois est revenu dans son patelin après ses études, avant se se lancer en affaires.

« Je me suis formé une bonne expérience, et c’était agréable de travailler à la municipalité. J’ai appris
les rouages du métier ça m’a permis de bien conna
ître mes outils et pratiquer les différentes techniques », raconte-t-il.

L’optimisation en tête

L’entrepreneur est très fier d’avoir décroché un gros contrat d’aménagement d’une aire extérieur pour employés pour l’entreprise Sacopan de Sacré-Cœur.

« Ça a été un beau défi de penser aux essences de fleur et de l’aspect visuel. Depuis ce temps-là, ça n’a pas arrêté », souligne-t-il avec enthousiasme.

L’entrepreneur pense déjà à l’avenir de l’optimisation de sa nouvelle entreprise, qui offre de multiples services allant de la réorganisation de plates-bandes au lavage de vitres.

« C’est sûr que ces temps-ci, on absorbe les dépenses des contrats. À terme, j’aimerais m’équiper d’une remorque à bascule et un petit tracteur », révèle-t-il.

« J’aimerais aussi prendre le temps de former mon employée pour venir à un point où elle sera autonome avec les équipements pour aller effectuer des contrats par elle-même, pendant que je m’occupe de l’administration », ajoute le Sacré-Cœurois.

« Une fois que tout sera en place, toutes mes cartes du projet que j’ai bâti cet hiver vont être sur la table », conclut-il.

Nouveauté en région

« Au Saguenay, il y a plusieurs types d’entreprises d’entretien paysager et horticole qui se disputent le marché et qui se font compétition », illustre-t-il.

Questionné à savoir pourquoi de tels services n’étaient pas pris en charge ici, l’entrepreneur pense que « les gens le faisaient eux-mêmes, en famille, et n’avaient pas nécessairement besoin du support d’un service d’entretien ».

Étant donné le vieillissement naturel de la population du territoire, le bouche-à-oreille a fait son œuvre.

« J’ai eu des clients qui m’ont demandé d’aller voir chez leurs parents. C’est sûr qu’à 70 ans passés, il y a plus de danger d’entretenir sa maison, de grimper dans une échelle et de se pencher à répétition », note-t-il.

L’entreprise de Justin Dupont-Gauthier maintient une précieuse collaboration avec PML Entretien paysager, également piloté par un jeune entrepreneur du coin qui offre des services d’entretien.

« Pierre-Marc (le propriétaire) veut se décharger de l’entretien de la pelouse et d’autres tâches que ses employés n’ont pas le temps d’effectuer », dévoile-t-il.

« On ne se fait pas compétition. On s’entraide, c’est ce qui est bien avec notre collaboration », souligne-t-il.

La période d’achalandage se terminera bientôt pour redevenir plus stable durant les prochaines semaines, et l’entrepreneur recommencera une grosse période de travail à l’automne pour fermer les terrains avant l’arrivée de l’hiver.

« C’est encourageant, les gens et les entreprises embarquent et ça fait plaisir », conclut le jeune entrepreneur.