Émilien Ross, un Forestvillois au coeur d’or
Émilien Ross a été bénévole à la Croix-Rouge canadienne pendant 50 ans. Photo Courtoisie
Le 11 mai 2023, Forestville perdait un de ses illustres citoyens, âgé de 97 ans. Émilien Ross, bénévole acharné ayant œuvré dans une panoplie de domaine, avait comme objectif de rendre la vie de ses concitoyens plus agréable.
Dernier d’une famille de fermiers de 13 enfants de Ste-Flavie, Émilien Ross complète son cours commercial à Mont-Joli durant la Seconde Guerre mondiale et termine à la Banque Canadienne Nationale de Baie-Comeau, puis ensuite à Forestville au début des années 1950.
Commissaire de crédit à la Caisse populaire Desjardins, bénévole à la Croix-Rouge canadienne, responsable d’un club de tennis, il n’y a pas beaucoup de choses auxquelles Émilien Ross n’a pas touché.
Ce pionnier unique en son genre a travaillé comme maître de poste jusqu’à sa retraite, et habitait la même maison jusqu’à son décès.
« Il a été très impliqué dans sa communauté, et il a fait beaucoup de bénévolat », se rappelle sa fille Julie Ross, maintenant médecin de famille dans la ville de Québec.
« En 1990, il a été nommé directeur de la Corporation de la Baie-Verte pour organiser le site du camping et le rendre accessible à la population », raconte-t-elle.

La cause qui a occupé la majorité de sa vie a été la Croix-Rouge canadienne, pour laquelle il a été bénévole-trésorier pendant 50 ans. En 1997, il reçoit la décoration de la médaille de l’ordre de la Croix-Rouge, 3e à la recevoir au Québec et 11e au Canada.
En 2002, Émilien Ross a reçu l’Ordre du mérite Nord-Côtier pour l’ensemble de son implication et ses nombreuses années de bénévolat.
Grand sportif, il a aussi marqué le paysage forestvillois avec l’établissement d’un club de tennis au tournant des années 1960.
M. Ross a également donné des cours de conditionnement physique de Kino-Québec et de technique Nadeau, qu’il a adaptés par la suite aux personnes âgées, entièrement sur une base bénévole.
Il a été un pionnier du ski alpin à Forestville, « et réparait le remonte-pente à l’aide d’épissure lorsqu’il y avait un bris », évoque Julie Ross.
Décédé d’une infection pulmonaire, Émilien Ross a toujours été « en très bonne santé », raconte sa fille. « Vers la fin de sa vie, il s’adonnait beaucoup au ski de fond, au jardinage et à ses cours de conditionnement physique », conclut-elle.
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