Peut-être avez-vous fait partie des heureux automobilistes qui ont longé le lac Gobeil le 14 août après-midi et qui ont pu constater du mouvement sur l’étendue d’eau. La compétition Pourvu que ça flotte a attiré pour une deuxième année son lot de curieux, sa symphonie de klaxon et son avalanche de fous rires.
Toutes les déclinaisons possibles d’objets confectionnés à partir de cruches d’eau de 18 litres vides, de matériaux de construction et de ruban adhésif en toile étaient en action au lac Gobeil cet après-midi-là.
Les cinq embarcations ont pris place sur la ligne de départ sous fond de temps nuageux, bien qu’aucune goutte de pluie n’ait marqué l’événement.
Pirogues en baignoires, radeau de fortune en palette, bicyclette avec palme sur un support en nouille de piscine, l’imagination des participants n’a pas connu de limite pour la deuxième édition de la compétition.
Ce sont les Cracheurs d’amour composés d’Alexis et Janouka qui ont remporté le tour de piste de moins de 100 mètres cette année, avec leur pirogue à balancier inspirée de l’océan Pacifique construite avec des bouts de bois et des panneaux d’isolation.
L’ambiance de fête régnait sur la plage, où une trentaine de personnes assistait au déroulement de la course.
« Il y a avait beaucoup de saisonniers l’an dernier et cette année aussi, mais cette année les gens qui vivent ici à l’année sont débarqués avec leurs enfants et leur famille », remarque Phélicia Gingras, l’organisatrice de Pourvu que ça flotte.
Bien que la conception structurelle des navires de certains participants a eu moins de chance que d’autres face aux eaux sans merci du lac, l’ingéniosité était pour sa part sans faille.
« Chez les spectateurs, il y a eu des gens qui ont fait savoir leur intérêt de concevoir leur embarcation pour l’an prochain », indique l’organisatrice, déjà emballée pour la troisième édition.
« Bien sûr qu’il y aura une troisième édition », répond-elle lorsque questionnée à ce sujet. « Il y avait beaucoup de gens même s’il ne faisait pas soleil », conclut-elle.
L’organisatrice se fait un devoir de laisser la plage dans le même état qu’elle l’a trouvée lors de son arrivée : « Tout a été bien ramassé, et on va ramener les débris à l’écocentre », assure Mme Gingras.
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