Ferme Sirois : un projet de fleurs en pot voit le jour à Colombier

Par Renaud Cyr 9:00 AM - 4 octobre 2023
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Barbara Sirois désire que sa ferme devienne un endroit privilégié pour l’interprétation et la découverte auprès de la population.

Après trois années d’études à l’extérieur de la région, Barbara Sirois revient dans son Colombier natal la tête débordante d’idées. La jeune entrepreneure travaille sur un projet de serre à fleurs qui verra le jour en 2024, et souhaite valoriser le volet éducatif de son entreprise, la Ferme Sirois.

La maison familiale sise au cœur du village de Colombier, ne laisse aucunement présager un imposant inventaire d’animaux, agrémentée des nombreux bâtiments de ferme multigénérationnels qui se côtoient sur l’immense terrain de la ferme Sirois.

Pas question toutefois d’abattre ces animaux, assez nombreux pour nourrir une famille.

« L’abattage, c’est plus quelque chose du temps de mon père et de mon grand-père. Je veux conserver tous mes animaux pour le volet éducatif », révèle la jeune entrepreneure.

Un projet qui fleurit

Jouissant de deux supports financiers de 18 000 $ de la MRC de la Haute-Côte-Nord et de la Financière agricole du Québec, la femme d’affaires a décidé de se lancer dans la production de fleurs en pot.

Une première serre de 27 pieds par 100 pieds sera installée avant l’hiver, dans le but de lancer la production en février, juste à temps pour le printemps prochain.

La future productrice de fleurs, qui prévoit commencer avec des géraniums, des pensées et des pétunias, veut être à l’écoute de ses clients.

Une ferme pour l’éducation

Barbara Sirois espère que sa ferme de 70 acres deviendra un pôle d’attractivité auprès de la population et des gens de l’extérieur.

« J’aime beaucoup les enfants, et j’aime aussi organiser des activités pour les divertir et leur apprendre des choses », dévoile la Colombienne.

« Mon but est de tenir des portes ouvertes, des journées de visite à la ferme et que la ferme soit ouverte au public le plus possible », ajoute-t-elle du même souffle.

La jeune entrepreneure dit vouloir dévoiler les dessous de sa profession, assurant que les visiteurs ne seront pas déçus par le potentiel de la ferme qui comporte à peu près de tout, même un futur « champ de citrouilles pour que les jeunes en profitent à l’Halloween », explique-t-elle.

Une passion bien réelle

La jeune femme pourrait parler des heures durant de ce qui l’anime, et au cours de son entretien avec le journal Haute-Côte-Nord, une surprise n’attendait pas l’autre.

« Je trouve que ma profession n’est pas assez mise en valeur, surtout avec les jeunes qui pourraient gagner à s’introduire à ce style de vie », souligne l’entrepreneure avec une étincelle dans les yeux.

« J’adore ce que je fais. Je fonce dans le tas et j’ai des projets pour 150 ans. Je ne suis pas stressée avec ça », conclut la jeune femme, plus motivée que jamais.

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