L’entrepreneur forestvillois René Ross se retire de son commerce qu’il a fondé en 1995 avec sa conjointe Rosita Tremblay. Ce n’est pas la fin pour autant pour sa quincaillerie qui est maintenant entre les mains de nouveaux propriétaires, plus jeunes et motivés.
« Ils m’ont sorti de prison. J’étais comme en prison. J’avais pris ma retraite quand je me suis fait opérer à cœur ouvert, mais je n’étais pas à la retraite », exprime celui qui continuait à effectuer certaines tâches, comme les livraisons et le déchargement des vannes, malgré sa volonté d’arrêter de travailler.
Ce n’était pas la première fois qu’il avait une offre pour vendre son entreprise, mais cette fois, c’était la bonne. « J’avais été malade, je n’étais plus capable », raconte Mme Tremblay, qui accueillait toujours sa clientèle avec le sourire.
Pour René Ross, il y avait deux choix qui s’imposaient : vendre son inventaire au compétiteur ou trouver de la relève pour l’entreprise. C’est la deuxième option qui a été privilégiée.
« Quand les jeunes nous ont approchés en janvier, il y a un lien de confiance qui s’est créé immédiatement », commente l’ancien propriétaire, heureux de ce dénouement tant espéré.
Place à la relève
Serge Bouchard, Larry Tremblay, Alexandra Rousseau et Éric Lafrance reprennent le flambeau de ce commerce dont la réputation n’est plus à faire. Après la fermeture de la Quincaillerie J.M. Rioux l’an dernier, ils voulaient surtout éviter la perte d’un autre service.
« Personnellement, j’allais tout le temps chez Rosita et René acheter. Je savais c’était quoi la valeur de cette entreprise-là, je savais comment le monde de Forestville la percevait, comment elle était importante. Perdre ça, ça aurait été un gros morceau », souligne Larry Tremblay.
Trois des actionnaires sont déjà partenaires dans Revolt, une autre entreprise à Forestville. Éric Lafrance s’ajoute à l’équipe pour ce projet qui est une entité complètement différente. « Il avait des habiletés que nous n’avions pas dans ce domaine-là, il pouvait donc nous aider là-dedans », assure Serge Bouchard.
Le temps pressait pour les nouveaux acolytes qui souhaitaient reprendre l’entreprise avant le début de la grosse saison, l’été. « Mi-février, on commençait les travaux. Mi-mars, on installait l’inventaire. Début avril, on rentrait l’inventaire dans le système et mi-avril, on ouvrait », se remémore Larry Tremblay, qui s’étonne encore de la vitesse à laquelle tout s’est enchaîné.
La signature officielle pour le transfert de l’entreprise devrait avoir lieu vers la mi-juin puisqu’il reste la paperasse à terminer.
Comme amélioration, les jeunes entrepreneurs ont commencé par maximiser l’espace de la quincaillerie pour proposer plus d’inventaires. À moyen et long terme, ils veulent aussi moderniser la cour du commerce en installant des abris temporaires.
« Rien n’est impossible. Est-ce que ça va agrandir ou grossir ? Là, on décolle, on est bien ambitieux. On a tout le temps une vision qu’on veut grossir surtout si ça marche et que la demande est là », dévoile M. Tremblay, le vent dans les voiles.
Les heures d’ouverture ont aussi été modifiées pour tenter de répondre aux besoins. L’équipe d’employés a grimpé à six en vue de l’été.
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