Grande réflexion sur l’éducation: on le doit aux citoyens, dit le président de la CSQ

Par Lia Lévesque, La Presse Canadienne 9:51 AM - 9 juin 2024
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Le président de la CSQ, Éric Gingras, lors d'une conférence de presse à Montréal, le 8 janvier 2024, photographié par Ryan Remiorz / La Presse Canadienne.

Même si «au Québec, c’est honni de parler de grande réflexion», il faut en tenir une sur l’éducation et ce qu’on en attend.

Lutte contre l’intimidation et la violence à l’école, intelligence artificielle, cellulaire à l’école, utilisation des médias sociaux par les jeunes, intégration des élèves en difficulté, augmenter le nombre d’heures d’enseignement de telle matière…  jusqu’où doit-on aller dans les demandes qu’on fait à l’école?

«Présentement, il y a un problème (dans la société) et on demande à l’école de le régler», s’est exclamé le président de la CSQ, Éric Gingras, en entrevue avec La Presse Canadienne, en vue du congrès de la centrale syndicale ce mois-ci.

M. Gingras n’a pas d’opposition à la présidence de la Centrale des syndicats du Québec. À la fin du congrès, il commencera donc un second mandat à la tête de la centrale de 225 000 membres.

Il plaide pour que l’on tienne une grande réflexion sur ce qu’on attend de l’éducation aujourd’hui, un peu comme on avait fait en 1995 avec les États généraux sur l’éducation.

«Il faut être en mesure d’avoir cette réflexion-là au Québec sur ce qu’on veut pour nos jeunes. La population, c’est ce qu’elle demande. Elle paie pour avoir des services. La population veut des meilleurs services; elle y tient; elle nous l’a dit pendant la négo», a lancé M. Gingras.

Avec une «volonté politique» à la base, il propose donc de réunir les comités de parents, les directions d’école, les enseignants, les professionnels de l’éducation, les employés de soutien, les centres de services scolaires et tous les acteurs du milieu pour réfléchir ensemble sur la mission de l’éducation, «de la petite enfance jusqu’à l’enseignement supérieur».

«On le doit aux parents; on le doit à la population; on le doit aux citoyens.»

Tous ces thèmes qui sont régulièrement soulevés dans l’actualité, que ce soit un incident dans une école, l’enseignement d’une matière qu’on voudrait améliorer, l’utilisation des médias sociaux par les jeunes, ou autre, il faut cesser d’analyser ça à la pièce.

«Il faut que tout ça soit remis à l’ordre du jour aujourd’hui, mais pas à la petite semaine, pas “il arrive un événement, c’est couvert dans l’espace public, après ça, on décide qu’il y a un comité, puis après ça il y a une note du gouvernement ou il y a une réflexion”. On l’a vu avec les écrans; on l’a vu avec la violence. Tout ça, ce sont des enjeux qui sont importants. On l’a vu récemment avec l’intelligence artificielle. On pense qu’on est dus pour une grande réflexion.»

Ces thèmes seront d’ailleurs discutés lors du congrès de la CSQ, qui se déroulera du 26 au 29 juin à Québec.

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