Carrefour Solidaire HCN : répondre à des besoins de plus en plus importants

Par Renaud Cyr 7:30 AM - 2 juillet 2024
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Le Carrefour solidaire Haute-Côte-Nord dénote une important augmentation par rapport à la sollicitation de ses différents services.

Malgré la sollicitation pour ses différents services dans l’ensemble de la région qui ne dérougit pas, le Centre de dépannage des Nord-Côtiers des Escoumins, maintenant devenu Carrefour Solidaire Haute-Côte-Nord (HCN), est déterminé à répondre aux nombreux besoins qui sont en augmentation partout sur le territoire.

Et « ils ne diminuent pas », précise la directrice de l’organisme Nathalie Beaudoin en faisant référence aux différents besoins de la population vulnérable.

Avec une inflation grimpante et les coûts de la vie qui explosent, plusieurs n’arrivent plus à joindre les deux bouts, même pour des nécessités essentielles comme les rendez-vous médicaux.

« Juste cette semaine, j’ai eu des personnes qui n’avaient pas d’argent pour couvrir les frais de déplacement pour faire les suivis médicaux à l’extérieur de la région », se désole la directrice.

Cette dernière dévoile que ce genre de cas survient de plus en plus. « Parfois, il y a des gens qui doivent aller en cure et qui ne seront pas remboursés pour se rendre à l’extérieur de la région », note-t-elle.

Hébergement d’urgence

Le Carrefour solidaire HCN avait reçu un peu plus de 90 000 $ en novembre dernier par le biais du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord afin de mieux soutenir les personnes en situation d’itinérance ou à risque de le devenir.

Cette aide financière mettait à la disposition de l’organisme deux chambres au Motel quatre saisons de Forestville, propriété d’Hôtellerie Côte-Nord, pour héberger des individus ayant besoin d’un abri. Elles sont pratiquement toujours en utilisation.

Nathalie Beaudoin indique que le taux d’occupation se situait toujours au-delà de 90 % l’an dernier dans des établissements de Tadoussac, des Escoumins et de Forestville, avec un seul lit de libre depuis le 1er avril.« On ne peut pas répondre pleinement aux demandes, et les budgets ne sont pas toujours au rendez-vous », déplore Mme Beaudoin mentionnant au passage qu’il y a des personnes dans le besoin qui sont incapables de se loger, qui sont « carrément dans la rue ».

« Certains se font des campements dans le bois, et personne ne les voit. Ce sont des choses qu’on ne voyait pas avant et qui commencent à arriver de plus en plus souvent », rapporte-t-elle.

Travail de rue au ralenti

L’équipe de travail de rue du Carrefour solidaire HCN a connu quelques départs permanents et temporaires cette année. « Le travail de rue, c’est très dur moralement. Quand il y a de gros cas, il y a de la surcharge et les travailleurs accumulent beaucoup », estime la directrice.

Nathalie Beaudoin explique que deux travailleurs de rue sont présentement en activité dans les deux secteurs du territoire, tandis que deux autres sont en arrêt pour le moment. Stéphanie Tremblay et Mégane Tremblay-Desbiens qui sont entrées en poste cette année, qui comblent la moitié des postes souhaités par l’organisme.

Un poste de travailleur de rue sera affiché prochainement, et le poste de coordonnateur clinique est ouvert depuis deux semaines. Mme Beaudoin insiste sur le fait que les services de travail de rue ne sont pas arrêtés, mais « au ralenti ».

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