Sans travailler pour aucun organisme, Jean-Philippe Richard a organisé la deuxième édition de la Nuit des sans-abri à Forestville. Après l’expérience de l’an dernier, il savait déjà qu’il voulait recommencer.
« L’année passée, après qu’on ait tout ramassé le lendemain matin, j’ai regardé mon ami et je lui ai dit que je voulais le refaire l’année prochaine », raconte-t-il en entrevue avec le Journal Haute-Côte-Nord.
La première édition avait été organisée par le Carrefour solidaire Haute-Côte-Nord, situé aux Escoumins. L’organisme offre les services de travailleurs de rue sur tout le territoire et c’est le secteur de Forestville qui était particulièrement touché par l’itinérance.
Cette fois, c’est sans soutien communautaire, de sa propre initiative, que Jean-Philippe Richard s’est impliqué pour qu’il y ait une seconde édition. Il s’est entouré de quelques bénévoles et il a sollicité les commerçants du coin pour des commandites.
La soirée s’est tenue le 19 octobre et servait notamment à sensibiliser à l’itinérance. Les participants ont pu déguster une soupe aux légumes grâce aux dons de la Bioferme du Nord ainsi que des hot-dogs cuisinés sur place.
Un micro libre permettait aussi de prendre la parole ou encore de faire de la musique. Un feu a été allumé pour se réchauffer et favoriser les discussions. L’événement avait lieu entre les terrains de Tim Hortons et du Motel 4 Saisons sur la route 138.
Redonner à sa communauté
Âgé de 35 ans, Jean-Philippe Richard admet avoir « un lourd passé ». Maintenant qu’il s’est sorti de ses difficultés, il souhaite redonner à la communauté par de nombreuses implications bénévoles.
Il fait notamment partie des Chevaliers de Colomb et il aime aider les gens qui en ont besoin. « Je fais la tournée de familles. Je vais porter du pain, je vais porter de la nourriture avec mon propre salaire », raconte celui qui a tissé des liens avec des personnes démunies.
La Nuit des sans-abri lui tient particulièrement à cœur puisqu’elle sert à déstigmatiser les personnes qui vivent dans la rue ou qui n’ont pas de domicile fixe.
« Ce sont des gens qui vivent des difficultés et qui doivent traverser vers la rue. Vu qu’ils ont eu une bad luck ou un imprévu, on leur colle une étiquette, ce qui peut les rendre encore plus isolés », commente M. Richard.
Ce dernier déplore également que les personnes itinérantes n’aient pas beaucoup de ressources vers qui se tourner en Haute-Côte-Nord. Il aimerait que l’aide soit apportée sur du plus long terme pour pouvoir aider les personnes à se sortir de la rue.
Une activité à Tadoussac
Notons qu’une activité en marge de la Nuit des sans-abri a également été tenue à l’Auberge de jeunesse de Tadoussac cette année. De l’information sur l’itinérance ainsi que des témoignages ont été donnés sur place.
Il y avait également au programme un spectacle de musique, du consommé de légumes et des dons de vêtements chauds et d’autres équipements. Les personnes qui le souhaitaient ont pu apporter des dons pour les remettre lors de l’événement.
La Nuit des sans-abri a été fondée en 1989 par les Auberges du cœur du Québec et elle a toujours lieu le troisième vendredi du mois d’octobre dans plus 60 municipalités.
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