Coopérative Gaïa : semer l’intérêt des gens à bien consommer
Emilie D'Astous et Mathilde Bouchard de la Coopérative de solidarité Gaïa sont fières de l'évolution de la ferme. Photo Karianne Nepton-Philippe
La Coopérative de solidarité Gaïa veut aider les gens à mieux conserver leurs produits, un geste simple pour une alimentation durable. Par de nouveaux ateliers, elle souhaite aussi rejoindre un plus grand public.
C’est la première fois que la coopérative, basée à Pointe-aux-Outardes, tente cette approche. Elle propose trois ateliers d’ici la fin de l’automne, au café L’Infuseur, pour donner des trucs sur la conservation des aliments.
Le premier s’est tenu le 14 juillet.
« On voit souvent des gens qui se demandent quoi faire avec tel aliment, tel légume. Des fois, des gens nous disent que leur panier est trop gros », mentionne Mathilde Bouchard, coordonnatrice de serre à la Coopérative de solidarité Gaïa et administratrice au conseil d’administration.
« Nous, on consomme beaucoup de légumes et on pourrait passer un panier en deux jours. J’en congèle aussi pour l’hiver et je fais plein de choses avec mes légumes », ajoute-t-elle.

Rappelons que Gaïa offre un service de livraison de paniers de légumes chaque été, durant 15 semaines. Dans ces paniers, ça va des tomates à la rhubarbe, en passant par des concombres, carottes, fleur d’ail, bok choy, du kale ou encore de la bette à carde.
« On a plein de techniques de transformation que les gens peuvent trouver compliquées, mais qui ne le sont pas. Ça peut être du cannage ou de la lactofermentation », fait savoir Emilie D’Astous, nouvellement présidente du conseil d’administration de la coopérative. « Je veux partager avec les gens ce que je fais avec certains légumes ou feuillages, qu’ils mettraient normalement au composte, pour les revaloriser », dit-elle.
Notons que les ateliers sont ouverts à tous, même si vous n’êtes pas clients de Gaïa.

Élargir la clientèle
Les deux intervenantes de la Coopérative de solidarité Gaïa souhaitent développer leur clientèle. Même si la coopérative est implantée dans la Manicouagan depuis plus de 15 ans, beaucoup ne savent pas ce qu’elle fait.
« En allant chercher plus de monde et en offrant quelque chose à Baie-Comeau, on veut aider les gens et peut-être leur allumer une petite lumière pour s’inscrire pour avoir leur panier l’année prochaine », soutient Emilie D’Astous.
Depuis quelques années, la coop a un objectif d’atteindre le nombre de ventes de 150 paniers.
« On essaie d’atteindre 150, mais on n’y arrive pas encore », rapporte Mathilde Bouchard, précisant qu’elle a la capacité de monter à 200 paniers.
Elle mentionne avoir vu une « très grosse augmentation » durant la pandémie, qui s’est malheureusement estompée par après.
Cette dernière remarque d’ailleurs des hausses marquées par certains contextes sociaux ou géopolitiques, qui viennent créer une vague d’achat local chez les consommateurs.
« Là, avec ce qu’il se passe avec les États-Unis, les gens veulent consommer local. Il y a tout le temps un regain, qui ne reste pas à long terme », indique-t-elle.
Celle-ci se dit consciente du contexte économique actuel plutôt difficile, mais espère créer un lien avec une clientèle à long terme.

Du développement
Mathilde Bouchard est fière du développement de la ferme depuis plusieurs années. Elle raconte qu’en 2018, la première serre se faisait construire avec la pépinière.
Ces infrastructures permettaient à la coop d’accroître sa période de production. La pépinière permettait la vente de plants. « De ces deux infrastructures-là, on s’est rendu compte qu’on pouvait produire des légumes sur une plus longue période. »
Plusieurs constructions plus tard, possibles grâce à des aides financières provenant de la Société du Plan Nord et de la MRC de Manicouagan avec ID Manicouagan, la coopérative a pu développer son attractivité. Mais, il reste encore du chemin à faire pour aller vers les citoyens.
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