Pari réussi pour la 19e édition du Festival intime de musique classique
Environ 250 personnes ont assisté au festival cette année. Photo Renaud Cyr
La 19e édition du Festival intime de musique classique des Bergeronnes a fait le bonheur de l’organisation et des festivaliers, qui ont pu profiter de a venue de virtuoses de la musique classique et d’une météo parfaite.
Il s’en est parcouru du chemin depuis les premières éditions du festival intime de musique classique.
Des souvenirs reviennent à la présidente de l’Odyssée Artistique Nathalie Ross, rencontrée par le Journal près de la scène vide en marge du dernier concert du dimanche.
« Au début, on avait le petit piano droit qui est en bas et on recevait les artistes avec beaucoup moins de moyens qu’aujourd’hui », se rappelle-t-elle.
Depuis, un piano à queue a remplacé le petit piano droit et le festival a enchaîné les grands noms de la musique classique non seulement au pays, mais aussi provenant de l’international.
Chaleur humaine
Le thème de cette année au festival, qui s’est tenu du 9 au 13 juillet, était « un festival de chaleur humaine », un concept qui résonne beaucoup pour Nathalie Ross.
« Le village s’est animé de gens et de musiciens classiques, et les gens se sont rencontrés un peu partout autour de la musique », note-t-elle.
Elle n’hésite d’ailleurs pas à qualifier la tenue de cette édition « d’exploit ».
« C’est vraiment exceptionnel pour un petit village comme le nôtre d’avoir un festival aussi grandiose et intime », a-t-elle déclaré dans son allocution d’ouverture.

Elle rapporte que les festivaliers étaient satisfaits de leur visite, et qu’elle rencontre de nouveaux visages chaque année. « Il y a des gens qui reviennent et qui nous amène du monde par le bouche-à-oreille, même si on reste niché et que ce n’est pas tout le monde qui aime la musique classique et qui se déplacent pour ça », affirme la présidente.
Des concerts pour tous les goûts
La chanteuse soprano de Pessamit Élisabeth St-Gelais devait monter sur scène le vendredi, mais un problème de santé lié à la voix l’en a empêché.
« Elle nous a écrit deux jours avant, car elle pensait que ça allait se résorber, et finalement ça n’a pas passé. Elle était très déçue, car c’est son patelin », se désole Nathalie Ross, qui compte bien la recevoir lors d’une prochaine édition.
Toutefois, cette absence de dernière minute n’a pas empêché la musique de résonner dans l’église pour le reste du festival.
C’était un retour aux sources pour la formation Guardia Nueva, qui a joué le deuxième concert de son existence au même festival en 2010.
« Dans le groupe, il y a deux musiciens du Saguenay qui ont reçu des bourses avec l’Odyssée Artistique, et c’était un plaisir de les revoir en spectacle 15 ans plus tard », souligne Mme Ross, qui signifie leur spectacle « a levé ».

Le public a même eu le droit à de la musique jazz en la personne de Sonia Johnson, un concert de la série On jazz sous la lune qui a chevauché le festival.
« C’était du jazz assez grand public et je pense que les gens ont vraiment apprécié », estime Nathalie Ross.
Au moment de passer sous presse, le décompte total des billets n’était pas connu, mais Nathalie Ross indique qu’environ 250 personnes ont pris part au festival cette année.
Pour la suite
Pas tout à fait redescendue de la 19e édition, l’Odyssée Artistique pense inévitablement déjà à son vingtième.
« J’espère que le festival va se rendre à sa 25e et à sa 30e édition », note Nathalie Ross avec le sourire.
Bien que rien de concert ne soit confirmé pour le moment, la présidente rend compte du désir d’élargir la promotion de son événement.
« Ici, notre publicité est faite. On est en train de voir comment on va faire notre publicité dans le futur pour attirer plus de gens de l’extérieur », révèle la présidente.
Cette dernière indique que l’organisation va également tenter de se munir d’une permanence pour « ne rater aucune opportunité » dans le futur.
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