Prestations d’assurance-emploi : Action-Chômage Côte-Nord somme la ministre d’agir
Action-Chômage Côte-Nord demande une réforme en profondeur du programme de l'assurance-emploi afin d'éviter les trous noirs Photo Action-Chômage Côte-Nord
Action-Chômage Côte-Nord prend l’été pour récolter des signatures d’entreprises nord-côtières qui subissent de près ou de loin le « trou noir » de l’assurance-emploi, afin de les envoyer au bureau de la nouvelle ministre de l’Emploi et des Familles à Ottawa.
Au-delà du désir de frapper fort dans la boîte de réception du nouveau ministère qui a repris l’assurance-emploi, la récolte de signatures est aussi une bonne occasion de faire un peu de mobilisation et d’inclure les entreprises dans le combat des travailleurs.
« Il y a beaucoup d’entreprises saisonnières qui ont de la difficulté à recruter, car les gens abandonnent ce genre de métier parce qu’ils n’arrivent pas à survivre l’hiver », explique d’emblée la directrice de l’organisme, Line Sirois.
La récente entrée en poste de la ministre Patty Hadju n’a pas permis aux organismes de bien faire connaissance avec elle jusqu’à maintenant, même si Line Sirois indique qu’un premier contact a été initié avec un principal conseiller.

« Ultimement, notre but c’est de dire à la ministre que les travailleurs ont besoin d’assurance-emploi, et que les entreprises de la place demandent que leurs travailleurs soient capables de survivre l’hiver », résume Mme Sirois.
Mauvais jumelage
Line Sirois rappelle qu’Action-Chômage Côte-Nord demande une réforme en profondeur du régime d’assurance-emploi depuis des années, et que le gouvernement privilégie de son côté les mesures temporaires.
Elle fait savoir que la dernière mesure temporaire, qui va se poursuivre jusqu’en octobre, fixe le nombre d’heures pour se qualifier à l’assurance-emploi à 630.
À titre comparatif, la région de la Gaspésie qui présente un profil similaire à celui de la Côte-Nord a un nombre d’heures requis de 560.
Pour la directrice d’Action-Chômage Côte-Nord, c’est un « non-sens » que la Côte-Nord soit jumelée avec certaines régions du Bas-du-Fleuve et de Charlevoix.
« Il faut faire réaliser à la ministre que le calcul pour se qualifier avec des régions économiques qui ne nous ressemblent pas, ça ne fonctionne pas », tranche Mme Sirois.
« On n’a pas la même économie qu’à Toronto. Ça prend moins d’heures à Toronto pour se qualifier qu’à Tadoussac. Ça n’a aucun sens », se désole la directrice.
Gros automne
Line Sirois espère qu’après l’obtention du support des différentes entreprises touristiques, forestières, des pêches et de restauration pour ne nommer que celles-ci, le message pour demander une réforme et des mesures permanentes aura plus de portée.
« On va également continuer à travailler avec l’Alliance interprovinciale, et on va aussi tenter de demander aux partis d’opposition d’être avec nous dans cette bataille-là », détaille la directrice.
Mme Sirois met la lumière sur la guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis, et surtout à quel point cette dernière créée de l’incertitude chez le politique.
« Ils devraient comprendre ce que les travailleurs vivent présentement, car l’anxiété que Trump leur fait vivre, c’est la même chose que ce que le Canada fait vire aux travailleurs saisonniers », illustre-t-elle.
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C’est la principale raison qui ont motivé notre départ de la Haute Côte Nord pour Quebec.Ici il est plus facile de d obtenir un emploi payant et permanent. Il serait facile de critiquer le gouvernement fédéral mais il faut aussi regarder les intervenants du milieu. Pendant la pandémie il y a eu un record d achalandage touristique, où était la MRC afin de vendre la région pour attirer des gens à s installer? Rien! Pourquoi ne pas avoir insisté auprès des divers gouvernements à favoriser le télétravail? Rien! C’est toujours le statuquo! Que fait la MRC, SADC?