Le Théâtre des Béloufilles présente sa nouvelle pièce Nos mères meurent (et nous n’y pouvons rien) à Tadoussac jusqu’au 30 juillet, une pièce qui aborde le deuil avec un ton plus poignant que ses précédentes productions.
Après leur pause de l’an dernier, le Théâtre des Béloufilles entreprend cette année une collaboration avec le Théâtre du Tandem d’Abitibi-Témiscamingue qui coproduit la pièce.
La pièce est basée sur le livre de l’auteure Isabelle Rivest du même nom qui vient tout juste de sortir. Il raconte le récit de sa mère qui décède d’une maladie dégénérative du cerveau.
Les rôles de mère-fille sont assurés par Janie Lapierre, diplômée de l’École nationale de théâtre du Canada et Dominique Quesnel, une actrice qui a une trentaine d’années de métier en théâtre.
Aborder le deuil
La pièce retrace le moment où la fille entame le deuil de sa mère qui n’est plus que l’ombre d’elle-même, une sorte de deuil bien spécial alors que cette dernière est toujours en vie.
Le résultat donne quelque chose d’assez frappant, puisqu’on peut y voir la mère qui revient périodiquement à sa santé d’antan le temps d’une scène.
La directrice artistique estime que la pièce vient chercher les gens « dans leurs histoires personnelles ».
« Il y a quelque chose de vraiment universel dans le texte, même si c’est particulier dans la relation mère-fille qu’on voit dans la pièce. Je pense que les gens sont touchés par le sujet », estime-t-elle, en soulignant qu’il y a également des moments plus légers et comiques au cours de la prestation.
Un spectacle qui fait du bien
C’est de cette façon que Héloïse Desrochers décrit l’impact de la prestation dans l’audience.
« Les gens sont touchés par le sujet, et ce spectacle-là peut vraiment faire du bien », estime-t-elle.
Jusqu’à présent, Héloïse Desrochers est bien satisfaite des représentations citant une quarantaine de personnes par soir.
« Cette année il y a du monde qui vienne, et on dirait que les gens se sont ennuyés de nous. C’est un rush intense, mais l’équipe va être moins fatiguée cette année », indique Mme Desrochers.
Pour la suite des choses, la directrice artistique signifie que le Théâtre des Béloufilles n’a toujours rien de concret pour l’an prochain.
« On est trop dans la nouvelle pièce pour le moment, mais la volonté est là », dit-elle.
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