Samuël Poher des Escoumins s’est qualifié aux côtés de la trentaine d’athlètes de l’équipe canadienne d’athlétisme pour championnats mondiaux de course en montagne et de trail, une expérience qu’il risque de se rappeler longtemps.
C’est à Canfranc-Pirineos en Espagne que se tiendront les championnats du monde de course en montagne et de trail, qui réuniront près de 1 700 athlètes provenant de 70 pays.
Un peu différents du cross-country, la course en montagne et le trail sont des compétitions généralement plus longues avec des dénivelés plus importants.
En 2023, le coureur a participé à la deuxième édition des championnats mondiaux à Innsbruck en Autriche, une expérience dont il garde un souvenir positif.
Grosses épreuves
Après les championnats en Autriche, Samuël Poher disposait d’une fenêtre de 18 mois pour échelonner ses résultats en vue de ceux de 2025, mais malheureusement l’athlète attrape la COVID longue en plus de se blesser aux tendons d’Achille dans la deuxième moitié de l’année 2024.
Il raconte qu’il est revenu à la course en montagne l’automne dernier « en prenant son temps », et qu’une autre blessure s’est manifestée à nouveau en 2025 pendant une course au mois d’avril.
« En revenant ici, on a fait des examens et on s’est rendu compte que j’avais une fracture de stress dans la cheville. C’était une grosse goutte qui a fait déborder un vase bien plein », illustre-t-il.
Sélection in extremis
Le coureur s’est quand même déplacé pour participer à des compétitions aux États-Unis et en Europe quand son corps le lui permettait.
Le coureur participe à quelques compétitions mais n’applique pas pour la sélection sur l’équipe de trail court, une des quatre épreuves des championnats, faute de standards de qualification.
C’est en consultant les standards de qualification qu’il se alors rend compte qu’il serait éligible à l’épreuve de la course en montagne classique, plus courte en kilomètres que la course de trail court.

En parallèle, l’athlète reprend du mieux et à la mi-juin de cette année, il obtient le feu vert en médecine sportive comme quoi son pied était réparé.
« J’ai appliqué sur l’équipe le 22 juin, et ça s’est décidé dans l’espace d’une semaine. C’était très serré comme timing », raconte-t-il.
Une belle remontée
Le coureur ne s’en cache pas, il est très heureux du dénouement de l’histoire. « J’ai eu une belle remontée et honnêtement, je trouve que c’est bien revenu. C’était le scénario optimal de ce qui pouvait m’arriver », estime Samuël Poher.
L’Escouminois raconte qu’il a pris 6 semaines complètes de repos, suivies de 5 semaines où il ne courait pas.
« Je faisais quand même de la musculation et de la physiothérapie. Ça a fait plus de bien qu’autre chose, et j’en avais besoin », se souvient-il.
M. Poher indique à la blague qu’il est un « athlète vieillissant », et qu’il ne vise pas nécessairement le 100 % de sa forme à tout moment.
« L’important pour moi, c’est d’être en santé sur la ligne de départ. Même à 80 %, ça va me permettre de rester loin des blessures », témoigne-t-il.
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.