Les réalisateurs Jules Falardeau et Jean-Philippe Nadeau Marcoux (Septilien d’origine) viennent présenter leur documentaire Journal de Bolivie : 50 ans après la mort de Che et échanger avec le public, ce dimanche.
« Je vais peut-être pouvoir dire à mon ancien prof d’espagnol que j’aurais dû mieux suivre ses cours avant de partir en Bolivie », lance à la blague le réalisateur Jean-Philippe Nadeau Marcoux, qui est né et a grandi puis étudié à Sept-Îles jusqu’au début du cégep.
Le documentaire qu’il a co-réalisé avec Jules Falardeau, le fils du cinéaste Pierre Falardeau, Journal de Bolivie : 50 ans après la mort de Che est sorti en 2020. Covid oblige, il n’a pas été déployé autant que prévu. Or, le Che Guevera et ses influences demeurent d’actualité et après des présentations devant public à Montréal et Québec, Jean-Philippe Nadeau Marcoux avait envie de venir le présenter « chez lui ». Qui plus est, les deux réalisateurs étaient de passage dans la région, dans le cadre d’un autre projet.
« Souvent, quand on revient chez soi, qu’on montre ça aux gens, on a d’autres points de vue qu’on n’a jamais entendus sur les films », explique-t-il, en entrevue avec Le Nord-Côtier. « J’ai vraiment hâte d’échanger avec le public, peut-être de revoir des personnes. »
Les réalisateurs Jules Farlardeau et Jean-Philippe Nadeau Marcoux disent apprécier particulièrement le cinéma « humain ». Dans leur documentaire, ils ont suivi l’expérience de jeunes militants qui, chaque année, font la route que le Che a faite avant de mourir.
« Journal de Bolivie, c’est le nom du journal intime du Che qui a été publié peu après sa mort. Eux [les jeunes militants], ils ont repris ces textes-là, puis ils ont fait une route. Ils ont refait l’itinéraire, puis ils faisaient ça de génération en génération », explique M. Nadeau Marcoux.

Son comparse, Jules Falardeau, a vécu longtemps en Bolivie où il donnait des cours de cinéma. C’est là que l’idée de faire un film sur le sujet est née. Farlardeau a ensuite lancé du sociofinancement pour concrétiser le projet.
Jean-Philippe Nadeau Marcoux croit que les Septiliens qui viendront à la projection pourront être inspirés par « le rôle » que donnent à la politique les gens dans le film.
« Dans une période où on parle d’apathie politique, parfois ici, ou qu’on ne peut rien faire d’un système… Eux ils ont un système qui est quand même assez dur, et on voit qu’ils essaient de faire quelque chose. Leur capacité de se consulter en groupe pour chaque décision. Puis, plusieurs générations différentes se parlent facilement. Les aînés et les jeunes ne sont pas séparés dans le groupe », rapporte-t-il.
Une chasse pas comme les autres
Les épinettes ne pleurent pas. C’est le nom d’un autre documentaire sur lequel les deux comparses travaillent actuellement. Le projet est tourné dans le même style que celui du Journal de Bolivie, mais se déroule cette fois sur la Côte-Nord. Le synopsis a de quoi susciter la curiosité.
« On suit un personnage qui est un fabricant d’arcs franco-bulgare qui n’a jamais chassé et qui a décidé d’immigrer au Québec, parce qu’il a une passion pour Mononcle Serge », résume M. Nadeau Marcoux.
Dans un camp de chasse nord-côtier isolé, les deux réalisateurs ont réuni ce fascisant personnage avec des chasseurs d’orignal de Tête-à-la-Baleine aux techniques de chasse beaucoup plus modernes. L’idée était de capter la rencontre de ces deux contrastes.
Si tout se déroule comme prévu, le documentaire, toujours en préparation, devrait pouvoir être présenté au prochain Ciné 7.
Pour en savoir plus, lisez notre entrevue complète avec Jean-Philippe Nadeau Marcoux à venir dans notre édition papier du 20 août.
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