À deux semaines de la rentrée scolaire, plus de 4100 postes d’enseignants restent encore à pourvoir dans les écoles du Québec, bien qu’environ 96 % de l’ensemble des postes ont trouvé preneur.
Selon des chiffres officiels du ministère de l’Éducation en date de lundi, 4115 postes étaient encore vacants, ce qui représente 4,4 % des 92 820 postes d’enseignants que compte le réseau scolaire.
La situation actuelle représente une amélioration par rapport aux deux dernières années, a souligné le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, en mêlée de presse à l’Assemblée nationale, jeudi.
«Il y a deux ans, c’était 8500 qui restaient à combler. L’année passée, on était à 6000. Là, on est à 4000. Il y a deux ans, on était à 90 %, 94 % (l’an dernier) et aujourd’hui, on est à 96 % des postes qui sont comblés», s’est réjoui M. Drainville.
Selon lui, ce progrès reflète le gain obtenu par le gouvernement auprès des syndicats afin que l’affectation pour la plupart des enseignants se fasse au plus tard le 8 août de chaque année.
«L’objectif (…), c’était justement d’améliorer la situation d’année en année, de faire en sorte qu’on commence plus tôt à recruter puis à donner aux enseignants leur classe, et ça fonctionne», a soutenu l’élu caquiste, tout en reconnaissant que la situation reste imparfaite.
Les chiffres en date de lundi ont été publiés jeudi sur le site du ministère, peu de temps après la mêlée de presse du ministre.
Ce dernier a égalementindiqué que, parmi les enseignants embauchés, 10 % étaient sans brevet, mais qu’au moins la moitié de ceux-ci ont un baccalauréat dans une des matières enseignées à l’école, comme en français, en anglais, en histoire ou en chimie.Il n’a pas précisé la situation pour l’autre moitié des personnes sans brevet.
«Nous, ce qu’on veut, c’est de les accompagner vers le brevet. C’est pour ça qu’on a demandé aux universités de créer des formations courtes, de 30 crédits, pour permettre aux enseignants d’aller chercher leur formation en pédagogie», a expliqué M. Drainville.
En ce qui a trait au personnel de soutien, comme les techniciens en éducation spécialisée, et les professionnels, tels que les orthophonistes et orthopédagogues, le nombre de postes vacants demeure pour le moment inconnu.
M. Drainville a assuré que le recrutement se poursuit et que les chiffres seront diffusés à la fin du mois d’août.
Par ailleurs, le ministre s’attend à un plus grand nombre d’élèves à la rentrée de septembre, pointant notamment l’augmentation des demandes d’asile au poste frontalier de Saint-Bernard-de-Lacolle. Il ne pouvait toutefois s’avancer sur l’ampleur de cette hausse à venir.
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