Air Canada met ses agents de bord en lock-out, en réponse à la grève
Des agents de bord d'Air Canada traversent l'aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau, à Dorval, le vendredi 15 août 2025. Photo LA PRESSE CANADIENNE/Christinne Muschi
Air Canada a annoncé samedi matin qu’elle mettait en lock-out ses agents de bord syndiqués, en réponse au déclenchement de leur grève.
Le syndicat représentant plus de 10 000 agents de bord d’Air Canada avait indiqué que ses membres avaient amorcé samedi une grève vers 1 h, faute d’avoir pu conclure une entente de dernière minute avec la compagnie aérienne.
Air Canada a par la suite rapporté qu’un lock-out est entré en vigueur à 1 h 30 samedi, une «étape devenue nécessaire» en raison du déclenchement de la grève, a dit l’entreprise dans un communiqué.
La compagnie aérienne a annoncé que tous les vols d’Air Canada et d’Air Canada Rouge seront annulés.
Environ 130 000 clients seront touchés pour chaque jour de suspension, a indiqué l’entreprise.
«Air Canada regrette profondément les répercussions du conflit de travail sur ses clients», a déclaré la compagnie dans un communiqué samedi matin.
Les vols d’Air Canada Express, exploités par les compagnies aériennes tierces Jazz et PAL, ne sont pas touchés.
La composante d’Air Canada du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a indiqué que des piquets de grève seront déployés dans des aéroports du Canada, notamment à Montréal, Toronto, Calgary et Vancouver.
Les agents de bord en grève prévoient également des piquets de grève dans les aéroports d’Halifax, d’Ottawa et de Winnipeg.
«Les négociations entre Air Canada et le SCFP sont dans l’impasse», a déclaré le syndicat dans un communiqué de presse tôt samedi matin.
«Nous sommes profondément attristés pour nos passagères et passagers. Nous ne voulons pas aller en grève et nous ne voulons pas être lock-outés, mais il est clair qu’Air Canada n’avait aucune intention de négocier.»
Une intervention du fédéral ?
Air Canada avait précédemment demandé à la ministre de l’Emploi, Patty Hajdu, d’intervenir en ordonnant aux parties de recourir à un arbitrage exécutoire, un pouvoir conféré à la ministre par l’article 107 du Code canadien du travail.
Vendredi, Mme Hajdu a exhorté Air Canada et le syndicat à retourner à la table de négociation, laissant entendre qu’elle n’était pas prête à intervenir dans le conflit. La ministre a dit que le syndicat avait indiqué que plusieurs de ses revendications avaient été satisfaites, ce qui suggère qu’il existe une voie vers une entente.
La ministre Hajdu avait demandé au syndicat de répondre à la requête de l’entreprise. Le SCFP a indiqué vendredi qu’il s’opposait à l’arbitrage, maintenant sa volonté de sortir de l’impasse par la négociation.
Certains groupes de pression ont déjà réclamé une intervention du gouvernement fédéral.
Dans un communiqué publié samedi matin, la Fédération des chambres de commerce du Québec exhortait le gouvernement à «d’intervenir au plus vite en recourant à l’arbitrage exécutoire pour mettre fin à l’arrêt de travail en cours chez Air Canada».
«Dans un contexte d’instabilité économique et de crise tarifaire, ce conflit de travail supplémentaire nuit une fois de plus à la réputation du Québec à l’échelle mondiale», a déclaré la pdg de l’organisation, Véronique Proulx.
Entreprise dans cette dépêche : (TSX : AC)
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