De l’aide pour payer le matériel scolaire chez Centraide Haute-Côte-Nord Manicouagan
Centraide veut éviter que les familles se serrent la ceinture pour subvenir aux fournitures scolaires. Photo iStock
À quelques jours de la rentrée, Centraide Haute-Côte-Nord-Manicouagan lance un appel clair aux familles en difficulté : il n’est pas trop tard pour demander de l’aide afin de couvrir les frais liés au matériel scolaire.
« On a reçu seulement une dizaine de demandes jusqu’à présent, ce qui est très peu », constate avec surprise Josée Mailloux, directrice générale de l’organisme. « Le contexte économique, ça ne va vraiment pas bien. Mais on se rend compte que l’information ne s’est pas rendue nécessairement auprès des familles. »
Centraide dispose pourtant d’un fonds réservé pour ce type de soutien. Chaque année, une enveloppe d’environ 4 000 $ est prévue pour l’achat de fournitures scolaires, en partenariat avec le Centre de services scolaire de l’Estuaire et la librairie Hamster. Sur présentation de la liste scolaire et d’une demande d’aide, Centraide procède directement aux achats afin de soulager les parents.
« On ne veut pas que des familles se serrent la ceinture au point de couper ailleurs, par exemple dans l’alimentation ou l’électricité, juste pour payer la rentrée », insiste Mme Mailloux.
Elle invite les familles qui ont déjà déboursé pour le matériel à se tourner vers Centraide pour les frais d’inscription scolaires à venir.
« C’est ce qu’on est en train de dire aux organismes, que les familles qui ont dû payer elles-mêmes leur matériel scolaire n’hésitent pas faire des demandes pour les frais d’inscription. D’habitude, c’est le contraire, on donne beaucoup plus de matériel scolaire et peu d’inscriptions, mais là je crois que ça va être inversé cette année », révèle-t-elle.
Un filet de sécurité plus large
Si la rentrée occupe une place particulière à ce moment-ci, Centraide rappelle qu’il est présent tout au long de l’année pour soutenir les familles dans des situations imprévues.
« On est toujours là, et pas juste en période scolaire. On souhaite que les enfants arrivent avec tout le matériel dont ils ont besoin mercredi dans leurs cours », illustre la directrice.
Depuis quelques années, les demandes explosent. Le fonds de secours aux familles, qui atteignait autrefois 10 000 $ par année, a été bonifié à 100 000 $ cette année, et il est déjà bien entamé.
« Il est très avancé en donnant des cartes par exemple d’épicerie, beaucoup de factures d’électricité, de l’aide pour suppléer au logement. On a des cas où ça fait pleurer ce qu’on voit. C’est de la grosse détresse humaine qui implique des enfants et des familles », déplore Josée Mailloux.
« On n’est plus juste dans le portrait où souvent on avait le visage peut-être d’un jeune homme avec des problématiques de consommation, mais là on est complètement hors de là. On a des gens, des travailleurs qui vivent une problématique de maladie par exemple, et qui se retrouvent avec plus rien devant eux. C’est beaucoup de ça qui demande de notre temps, de notre argent », explique-t-elle.
« C’est correct de demander de l’aide »
Au-delà du soutien financier, Centraide HCNM voit aussi son rôle comme un tremplin vers plus d’autonomie.
« Dans notre vision des choses, on donne, on soutient financièrement, mais on veut aussi donner un réseau aux gens. On a le devoir de travailler avec ces gens-là pour essayer de s’assurer que justement, dans le futur, il y ait une meilleure gestion financière pour qu’ils arrivent à devenir autonomes et payer eux-mêmes leur matériel scolaire éventuellement », indique Mme Mailloux.
Son message, en pleine rentrée scolaire, est simple : il ne faut pas hésiter. « C’est un appel à poser ce geste-là, et c’est correct de demander de l’aide. On est là pour ça. C’est ça notre mission », conclut la directrice générale.
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